B.D.

S’il est vrai qu’un compte rendu de conseil municipal n’est pas chose aisée, on peut toutefois se poser la question : « pourquoi ce journaliste ne cite-t-il que ce qu’il veut bien entendre ? »                                                                                                                           En effet :                                                                                                                                    • N’a-t-il pas entendu le maire critiquer la Justice qui ne lui a pas été favorable alors qu’il avait porté plainte en diffamation contre un Conseiller Municipal ?                                         • N’a-t-il pas entendu Mme Auguin dire qu’il manquait une phrase dans une proposition de vote, ce qui pouvait expliquer l’incompréhension du texte par  des Conseillers qui se demandaient d’ailleurs pourquoi le Maire lui-même, contredisait alors sa propre adjointe ?   • N’a-t-il pas entendu M. Khatchikian être accusé d’avoir envoyé pour signature des pouvoirs en blanc, à l’en-tête de la mairie, et autres SMS à une Conseillère Municipale ?     • N’a-t-il pas entendu le Maire déclarer vouloir faire expulser M. Fito alors qu’à l’égard des Conseillers, le maire n’a pas, en règle générale, à exercer sa compétence en matière de police définie dans l’article L. 2121-16 (art. L. 3121-12, L. 4132-10) dès lors qu’il dispose de prérogatives spécifiques en sa qualité de président de séance (art. L. 2121-14 du Code Général des Collectivités Territoriales ). Cette interprétation repose sur l’analyse de l’article L. 2121-16 du même C.G.C.T. et de l’emploi du terme « auditoire » dont, par définition, ne font évidemment pas partie les conseillers siégeant.                                                           On pourrait rajouter à cela le fait de ne citer que les interventions de Conseillers de l’opposition en omettant expressément celles d’un Adjoint au Maire qui s’est affranchi, lui, des diktats du Premier Magistrat !

S’il est vrai que le travail de « pisse-copie » (*) est ingrat, ne pas se contenter d’un recto  en présentant aussi le verso ne serait-il pas plus académique et surtout, sur le plan déontologique, plus respectable?

*Nom familièrement donné à un journaliste payé à la pige.

Une réflexion au sujet de « B.D. »

  1. Depuis beau temps déjà, l’absence systématique et totale d’objectivité de ce CLP* a été dénoncée !
    La question est : pourquoi ? Quelle est la cause d’un tel manquement à la déontologie professionnelle ?
    Y aurait-il accointances spéciales avec un/des « gradé/s » municipaux ? et si oui quelle en est la teneur ?
    La direction de VM pourrait-elle nous éclairer à ce sujet ?

    * Correspondant local de presse, dans le jargon journalistique est chargé de rendre compte de l’actualité d’une zone géographique qu’il couvre pour un journal.

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