Quand la mauvaise foi est érigée en dogme

« Elle devient communicative.C’est une sorte de maladie contagieuse au même titre que la peste et le choléra. »                                                                                                            Ceux là qui naguère encore n’avaient pas le vocabulaire assez riche pour traduire leurs sentiments : accabler et vilipender le premier magistrat, ont gaillardement retourné leur veste sans autre état d’âme, aux seules fins de se faire une place au soleil. Aujourd’hui, d’aucuns (il est ici fait, entre autre, allusion au bouncer*) après avoir sournoisement tiré dans le dos de leurs petits camarades de promotion pour en prendre fonction et position afférente, se croient investis du pouvoir supérieur de redresseurs de torts.                Grands donneurs de leçons devant l’éternel, ils brandissent l’étendard de la bonne conscience et la main sur le cœur, clament urbi et orbi que les écailles leur étant tombées des yeux : leur devoir est de prêcher courage et exemple, tout en jetant l’opprobre, ce comportement devant les grandir et pallier leurs innombrables et profondes lacunes en tous domaines.
Parangons de vertu, pour un peu ils imposeraient les mains pour guérir les écrouelles des pauvres pécheurs, tant leur foi en leur divin maître est grande et sans faille. Chaque fois, les sempiternels termes de « lâcheté, trahison, déloyauté, indignité » à l’encontre de ceux qui ont eu l’audace de ne pas suivre le maire dans son délire financier, volent dans l’air confiné et malsain du centre Culturel.
A contrario, la facilité n’était-elle pas de suivre le mouvement à l’aveugle, sans étude sérieuse de la situation, sans même envisager d’autres solutions, sans aucun sens critique ? Ce doit être une question d’optique ! Et si les finances de la cité sont telles qu’elles le sont aujourd’hui, n’est-ce pas en parti grâce à cette attitude ? Mais qui aurait ce fameux « courage » pour le reconnaitre ? Il est des évidences qu’il est plus confortable de nier
Hélas, il ne suffit pas d’avoir le verbe haut, le timbre puissant chargé de menace et d’agressivité, même avec un accent à la « dur authentique  » auquel t’accrocherais ton chapeau pour faire un Meneur d’ Hommes ! Ce cannibale là n’agit que dans le but de livrer ses opposants à la vindicte populaire.
Gagné d’une longueur de nez sur son adversaire, le siège qu’il occupe lui est monté à la tête et trop imbu de sa supériorité, personnifiant la science infuse (mais confuse), il ne peut avoir de doute, encore moins se tromper. Le « Bon Pasteur », le « Sage », sûr de lui et déterminé dans le bien fondé de sa politique, aurait pris ses « pauvres brebis égarées » autour de lui et les aurait convaincues de leur erreur.
Impossible d’exiger n’importe quoi de n’importe qui : il est de notoriété publique que la formation de ce « responsable » n’est pas issue du Quai d’Orsay, en conséquence, il ne faut pas s’attendre à ce que le caractère chagrin face preuve de subtile diplomatie. Un peu de bon sens suffirait à calmer le jeu. Et pour un homme intelligent il serait aisé de faire régner le calme même si les avis divergent, il saurait en débattre l’esprit ouvert, dégagé de toute malveillance systématique.

Lao-Tseu dit : « Celui qui sait s’arrêter ne périclite jamais ».

* Le bouncer est un manchot qui s’occupe de la sécurité au saloon et qui a trouvé protection auprès d’El Diablo, son employeur.

lorguesnet.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>