Conseil municipal…

Comme le sportif a besoin de faire monter son taux d’adrénaline pour atteindre son objectif, notre édile doit peut-être penser nécessaire de faire monter la pression (artérielle…) en se confrontant verbalement à un élu d’opposition et croire ainsi asseoir son autorité.

Face à l’absence de Mr Formé, en reprenant son thème favori « Vous ne comprenez jamais rien » le Maire a sans doute voulu donner un cours magistral en matière de budget à Mr Meyer, ce qui nous a permis d’assister une fois de plus à une joute guignolesque..

A suivre dans notre prochain compte rendu….

Droit d’expression & temps de parole…

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi .( Article 11.de la déclaration des droits de l’homme )

Ce n’est pas parce que le maire n’apprécie pas un élu de l’opposition qu’il doit se permettre de lui interdire de s’exprimer en lui coupant son micro, ou en levant la séance pendant son intervention. En démocratie la moindre des politesses est de laisser s’exprimer un élu quel qu’il soit, dans le cas contraire cette indélicatesse est en opposition à la stricte application de la loi.

Code général des collectivités territoriales – Article L2121-19:
Les conseillers municipaux ont le droit d’exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune.

Un maire ne peut donc empêcher un Conseiller Municipal de s’exprimer en posant une question. Aucune disposition d’un règlement intérieur ne peut porter atteinte au droit d’information qui constitue une prérogative inaliénable d’un élu. Aucun règlement intérieur ne peut imposer qu’une question soit lue par le maire ou un adjoint plutôt que par son auteur.

En conclusion chaque élu est assuré de disposer d’un droit individuel de s’exprimer sur tout ce qui touche aux affaires de la commune, dans les conditions lui permettant de remplir pleinement son mandat. Des jurisprudences sanctionnent toutes dispositions qui quantifieraient ce droit de parole.

Conseril Municipal du 9 mars 2018

Début de soirée houleux suite à une intervention liminaire de M. Formé qui constate que le Maire qui s’était abstenu de lire la question écrite qu’il avait posée, celle-ci figure cependant dans le compte-rendu de la séance précédente. L’intervention dégénérant comme à son habitude en un échange de plus en plus vif tout particulièrement, lorsque ce représentant de l’opposition ose faire remarquer que les poursuites judiciaires engagées par le Maire à son égard se sont toutes soldées par des échecs qui entraînent l’imputation des frais correspondants aux seuls contribuables Lorguais !

Premier point quelque peu imposé par le calendrier, ce Conseil est traditionnellement et essentiellement consacré à un Débat d’Orientation Budgétaire. Cet exercice permet à la Municipalité, après avoir donné son analyse de la situation économique de la Commune élargie selon les sujets à celle de son environnement, Communauté d’Agglomération, Département voire Région, de déterminer ses axes d’efforts financiers. Hélas, la façon dont tout cela est présenté ne permet absolument pas de comprendre par avance comment va être défini le Budget de la Commune qui devra être proposé au vote du CM en avril. Longue, trop longue lecture de documents reçus, pendant quelques 25 minutes (!!!) n’apportant rien à un auditoire qui, dans son ensemble, ne s’y intéresse d’ailleurs pas au vu des discussions et autres consultations de smartphones que l’on peut constater. Vient enfin la position de la Commune et ses résultats lors de l’exercice précédent. Lorsque l’on constate alors que les recettes sont supérieures aux dépenses de plus de deux millions d’Euros, on se demande vraiment pour quelle raison notre valeureux premier magistrat a jugé utile d’augmenter les impôts locaux l’an dernier au lieu de les baisser. Voilà une façon de faire que tous auraient appréciée puisqu’elle aurait permis de relativiser quelque peu les ponctions grandissantes auxquelles se livre notre gouvernement. Encore faudrait-il être capable d’une telle réflexion ! Autre déception, pas le plus petit tableau explicatif ne sera projeté, hormis celui de présentation, mais à quoi bon relever cela puisque dans cette équipe personne n’est capable, semble-t-il, d’en voir l’intérêt.
Rien, là aussi, dans cette lecture sans intérêt de quantité de chiffres ne permettra d’engager un débat quelconque, et c’est ainsi que l’opposition, par la voix de M. Meyer posera trois questions sur des points de détails, questions d’ailleurs plus ou moins bien comprises par le Maire qui ne pourra pas répondre à la plus simple d’entre elles sur un sujet récurrent, où en sont les études sur les travaux à envisager dans la vieille ville ?
Autre question sans réponse, où sont les projets structurants propres à dynamiser la ville. Hormis le fait de prétendre que le PLU a dopé la Commune ce qui ne peut, pour le moins, qu’être une réponse fantaisiste puisque son effet ne se fera sentir que dans les années à venir, on passera ensuite aux budgets de l’eau, de l’assainissement et des Pompes Funèbres. L’autosatisfaction prendra alors la place laissée vide par une réflexion concrète sur le futur. On a un budget de l’eau excédentaire, mais quid des travaux pour renforcer le réseau et tout particulièrement améliorer les capacités problématiques du réseau incendie ? Ou alors sujet passé sous le tapis depuis des années, où en est la réalisation d’une zone de protection des eaux sur le captage Nord de la ville ?
Quant au budget de l’assainissement et après avoir prétendu que la Commune n’a aucun crédit en cours, on apprend qu’un emprunt de plus de deux millions d’Euros est en cours de remboursement du fait de la réalisation de la nouvelle station d’épuration ! Là encore écran de fumée car « ce n’est pas le contribuable qui paye » ce qui revient à prétendre que les Lorguais qui sont raccordés au réseau en question ne sont donc pas des contribuables Lorguais ! On a connu des raisonnements moins ubuesques… On passera bien sûr sous silence que l’ancienne station, en ruine car délaissée, n’est après de nombreuses années toujours pas démolie alors que cela avait été prévu dans le marché passé pour la construction de la nouvelle…

Dernier point, prévu en numéro deux de l’ordre du jour mais gardé pour la fin pour une raison assez obscure, le projet de réaménagement du stade Turchi. Véritable serpent de mer depuis de nombreuses années voilà un sujet que le Maire ne possède visiblement pas au vu de la présentation qu’il en a faite, plus que sommaire, hésitante. Pour un projet de cette envergure on aurait souhaité autre chose que la vue d’un élu qui se déplaçait sans arrêt entre sa place et le clavier d’un ordinateur qui servait à projeter quelques vues d’artiste, ou d’architecte. Soyons clairs, l’importance du projet aurait largement justifié qu’on le détaille avec soin au lieu de nous infliger une telle démonstration de sa méconnaissance. C’est encore une nouvelle preuve, s’il en était besoin, de l’incapacité de cette municipalité à utiliser les moyens techniques dont elle dispose pour informer de manière correcte et donc à la hauteur du sujet traité. Une question, parmi de nombreuses autres qui auraient pu être posées si le Maire dans un de ses accès de colère bien connu n’avait pas brutalement levé la séance, comment diable ne prévoir que quinze places de parking pour un espace multisports de cette envergure ?
L’échappatoire rageur, choisi ainsi par M. Alemagna pour ne pas avoir à répondre sans doute à quelques autres questions gênantes, ne l’a pas grandi, bien au contraire. Il n’a par là fait, une fois de plus, que la preuve de son incompétence et de son manque de maîtrise.

Le prochain épisode, celui du Budget prévisionnel de la Commune, traitera donc de la façon dont notre argent va être dépensé. Gageons que comme les années précédentes rien de bien satisfaisant n’en sorte, la morosité continuant à l’emporter sur des projets véritablement structurants.

Conseil Municipal…

En attendant notre Compte rendu …

 L’ordre du jour contenait le Débat d’Orientation Budgétaire ( DOB) qui doit  précéder l’étude et le vote du budget de la commune.                                                                         La loi NOTRe du 7 août 2015 impose que cette présentation et le rapport du DOB soit : « mis en ligne sur le site internet de la commune, lorsqu’il existe, après l’adoption par le conseil municipal des délibérations auxquelles ils se rapportent et dans des conditions prévues par décret en Conseil d’Etat.»

Si Mr. Alemagna respecte  cette obligation, il  permettra au contribuable de mieux saisir l’utilisation des impôts et dotations  au profit de la commune ainsi qu’aux obligations qui lui sont imposées.Ce qui permettrait de remplacer dans la section « budget » la seule information présente: le compte administratif de 2015….

Suite à la demande faite par Mme la Receveuse municipale,un autre vote concernait la dissolution de la caisse des écoles, aucun mouvement financier n’étant intervenu depuis 25ans. Il n’est donc jamais trop tard … les textes prévoyant effectivement que lorsque la caisse n’a procédé à aucune opération de dépenses ou de recettes pendant 3 ans, ce qui se traduit le plus souvent par l’absence de vote du budget, elle peut être dissoute par délibération du conseil municipal….

 

« CaVaChanger » …

En fin d’année 2015, tout semblait leur sourire…mais depuis des échéances électorales sont venues perturber leur bel optimisme .

L’ouverture prévue en 2021 du lycée de Montauroux ne figurant plus au calendrier; Claude Alemagna, qui  fort de son élection en tant que Conseiller Régional déclarait avoir des idées pour son territoire et vouloir porter la création de deux lycées : un en pays de Fayence et un autre sur la plaine des Maures*, ne semble pas se montrer très disert sur le fait que le lycée prévu à Montauroux soit reporté aux calendes grecques…et ce, malgré sa présence lors de la promesse faite par Christian Estrosi.

*Var Matin du 14 décembre 2015

Dernière minute,:déclaration de François Cavallier (Vice-Président du Département du Var et Maire de Callian:): Depuis la trahison de nos élus régionaux venus promettre en grande pompe un lycée à Montauroux pour 2021, avant de se dédire grossièrement….Aujourd’hui dans cette affaire, Estrosi a l’air d’un menteur, Muselier d’un renégat.

Conseil municipal du 9 Février 2018

Un conseil très court, le nombre de points soumis à un vote étant d’un nombre restreint, cinq en tout.
Avant l’approbation du C-R du conseil précédent, une remarque ou plutôt deux de l’opposition, formulées par M. Meyer. La première concerne le fait que l’on cite dans le texte le « canton de Lorgues ». Tout le monde sait bien que celui-ci n’existe plus et que Lorgues fait désormais partie de celui de Vidauban. Boulette explicable soit par la force de l’habitude, soit par la faute d’un copiercollé réalisé par un collaborateur quelque peu distrait. La deuxième remarque est cependant plus ennuyeuse pour notre édile qui prétend toujours être irréprochable quand au respect sinon de la loi du moins de l’honnêteté intellectuelle. En effet, les élus continuent à bénéficier de la majoration indemnitaire réservée en principe aux communes chefs-lieu de canton… On aurait pu penser que le Maire allait s’empresser de rétorquer qu’il allait faire rectifier cela, mais non, ce dernier se contenta alors de reprocher à M. Meyer de faire à nouveau rappel de cette incongruité !
Le premier point soumis au vote du conseil, traitait d’une autorisation à donner au Maire pour déléguer le Droit de Préemption Urbain. Rien de bien passionnant sans doute, mais tout cela aurait été bien plus explicite si on avait pris la peine d’afficher sur l’écran un plan comportant les zones concernées au PLU, c’est à dire U et AU. On ne peut manquer de s’étonner que l’on soit, après tant d’années, toujours aussi incapable d’utiliser intelligemment un vidéoprojecteur.
Deuxième point la création d’emplois. Pas grand-chose à redire car il s’agît là de la seule façon de procéder pour assurer un déroulement de carrière correct à nos agents. Là, nouvelle remarque de M. Meyer qui constate que l’on a un nombre de postes ouverts de près du double de ceux à fournir. Sa question, pour quelle raison ne pas procéder à une mise à jour de ces listes en y supprimant les postes inutiles. Là aussi la raison invoquée pour ce faire par le premier magistrat de la ville laisse songeur : « on a toujours fait comme cela ». On avouera que l’on est en droit d’espérer autre chose d’un Maire, vice-président de la CAD et élu Régional !!!
Vint ensuite l’acquisition de parcelles par la Commune pour l’Euro symbolique. De nouveau aucun plan d’affiché pour aider à la compréhension, qui aurait permis au Conseil Municipal de situer l’emplacement exact de ces parcelles ne serait-ce que pour mieux appréhender l’intérêt de cette acquisition.
Point quatre, élargissement des compétences de la CAD en ce qui concerne la gestion des milieux aquatiques, prévention des inondations et les aires d’accueil des gens du voyage. Une abstention pour un sujet qui, une fois de plus enlève à la Commune une partie de ses prérogatives mais est tout à fait dans l’air du temps.
Point cinq, nouveau transfert de compétence vers la CAD, les zones d’activités économiques. Ce sujet a donné lieu à un échange particulièrement savoureux entre M. Meyer et le Maire. Dans le texte proposé aux élus, il était en effet question de l’entrée Est de la ville et donc pour beaucoup, car certains doutaient de la position de la dite entrée Est( !!!), de la sortie de la ville en direction de Draguignan. Le Maire s’est, comme à l’habitude, enfermé dans une logique que lui seul comprend. Au lieu de concéder une erreur lors de la rédaction du texte, il a tenté
d’expliquer pourquoi on parlait de cette zone, à priori non concernée alors que, en arrièrepensée, l’on savait bien qu’il s’agissait de la future zone artisanale (prévue elle sur la route de Carcès et donc à l’Ouest de Lorgues) et des compétences de la CAD lors de sa création, entre autres, réalisation de la voirie et de l’éclairage public !
Lors de l’énoncé des décisions prises par le Maire depuis le dernier conseil, on découvrait avec quelque stupeur qu’on allait se soucier de lancer un marché de maîtrise d’œuvre pour les travaux d’électricité à réaliser dans la Collégiale, travaux qui devraient donc démarrer sept ans après sa fermeture !!! Pour qualifier la gestion par le Maire du sujet Collégiale on hésite entre ridicule et grotesque mais il ne fait montre, en tout cas, que de la plus désespérante des incapacités. Ayant découvert, après de nombreuses années, qu’il fallait peut-être s’occuper de la réfection de l’orgue et de celle des nombreuses boiseries, voilà que vient à son esprit celle du réseau électrique !
Le paragraphe questions diverses restera, lui, absolument abscons car il semblait s’agir d’une question posée par un membre de l’opposition, M. Formé, dont on ne connaîtra jamais la teneur. Le Maire en effet, malgré la demande réitérée de M. Formé de lire son texte s’est, comme trop souvent, contenté de livrer des commentaires plus qu’acides où il était surtout question de poursuites en justice… On ne pourra donc juger de rien car sa rhétorique enflammée terminée, l’édile levait la séance…
A Lorgues, les affaires communales n’ont, une fois de plus, que très loin à faire avec les préoccupations de nos concitoyens…. Paraître au lieu d’être, c’est définitivement le choix fait par le Maire de Lorgues et les pages entières que lui consacre notre quotidien régional sont là pour le prouver. Une réflexion sur la fin d’Icare devrait lui permettre de reprendre ses esprits, mais la connaît-il ???

Vœux du Maire…suite n°2

Ainsi que l’on pouvait s’en douter (voir notre édito du 5 janvier), ce fameux discours des vœux a été un véritable morceau d’anthologie. On hésite quant au choix des qualificatifs à employer pour en parler au mieux. Affabulations, mythomanie, ou simplement vie en ignorance des problèmes auxquels se trouvent confrontés nos concitoyens dans notre belle commune ? Les quelques exemples ci-après devraient, sinon ramener les thuriféraires du Maire sur terre, au moins permettre de se remémorer les promesses jamais tenues en dix ans de mandat, en montrant combien est grande la distance qui sépare les discours de la réalité.

Premier point,  on nous dit que la suppression de la taxe d’habitation va réduire l’autonomie des communes. Même s’il paraît parfaitement impossible de supprimer un impôt sans en trouver aussitôt deux autres pour le remplacer, la principale perte d’autonomie provient bien évidemment de l’abandon par nos communes de toujours plus de compétences au profit d’une communauté d’agglomération impersonnelle. Les tâches de celle-ci deviennent de plus en plus nombreuses sans pour cela que nos chers Maires lèvent le plus petit doigt pour s’en indigner. Prochain sujet, l’abandon de la régie municipale en ce qui concerne la distribution d’eau potable et la gestion de notre assainissement ! Après les ordures ménagères, les permis de construire et bien d’autres sujets, à cette vitesse-là, dans quelques années les élus locaux se contenteront de célébrer des mariages et de se montrer aux enterrements pour faire bonne figure. Effet secondaire, le lorguais moyen n’aura plus aucun interlocuteur auquel s’adresser directement, il devra en passer par ces répondeurs totalement anonymes qui vous imposent de sélectionner un certain nombre de touches pendant de trop longues et exaspérantes minutes d’attente.

Deuxième point la cantine bio. On se retient pour ne pas rire aux éclats devant une telle proposition. On se demande bien comment un Maire qui est incapable de dire avec précision, lors d’une séance d’un Conseil Municipal, combien coûte un repas à la dite cantine, peut émettre pareille idée sans avoir fait la moindre étude sur son financement. Quant au problème du fermage pour obtenir des légumes en contrepartie, quel amateurisme !

Autre point, la publicité sur le bord des routes. « On ne peut plus laisser faire tout et n’importe quoi aux abords… » et notre édile de citer dans sa phrase suivante une réglementation nationale dont il dit lui-même qu’il ne la fait, ni respecter ni appliquer, mais veut en « pondre » une nouvelle avec la CAD. Le ridicule atteint là des sommets.

Point suivant, « la vieille ville me tient à cœur » ! Depuis dix ans, aucun projet d’envergure n’a été conduit sur le sujet. On s’est contenté de terminer les travaux initiés par la municipalité Mariani et de renvoyer d’année en année de soi-disant études dont pas la moindre ne semble avoir abouti ! Là aussi, le grotesque semble le disputer au burlesque. Il est d’ailleurs plus que significatif que le seul programme dont on nous parle soit celui, au PLU, d’exproprier des terrains par des emplacements réservés et ce, pour créer des parkings !!!

Continuons avec le stade Turchi, ou plutôt arrêtons-nous d’espérer y voir quoi que ce soit se réaliser dans un avenir proche.

Après cela, « la restauration de notre patrimoine ». Une petite lueur d’espoir bien vite éteinte telle une chandelle dans le mistral, puisque l’on « espère » la réouverture de la Collégiale pour la fin de l’année !

Enfin, la réalisation de programmes de logements dont notre cher Maire qui n’en est plus à une approximation près, parle comme si la Commune elle-même en était le maître d’œuvre ou voire d’ouvrage !

Enfin pierre angulaire d’un raisonnement dont on ne comprendra jamais la logique, on aborde les réalisations prévues aux abords ou sur l’emplacement de l’ancienne maison des pères assomptionnistes. C’est oublier bien vite que l’on a refusé de se saisir de cette pépite pour en faire LE projet d’au moins deux mandatures. On a par là abandonné la magnifique idée de la création, entre autres, d’un centre aéré préférant contraindre ainsi nos nombreux écoliers à rester enfermés dans la cour de leur école pour des activités ludiques. On rappellera cependant qu’en 2010 déjà, le Maire et ses Adjoints parlaient d’acquérir cet ensemble en des termes plus qu’élogieux, citons-en certains :
« Cette propriété va rentrer dans le patrimoine communal et ainsi augmenter la capacité d’accueil des services communaux ainsi que celui des associations locales…..le rez de chaussée accueillera dans un premier temps les enfants du centre d’accueil sans hébergement (ALSH) ».
Nous y ajouterons les propos tenus par le Maire lui-même la même année : »Le niveau d’investissement restera soutenu et sans excès, avec l’acquisition de la propriété des Pères Assomptionnistes située… dans un cadre idyllique. Un bâtiment en parfait état de conservation et d’entretien de 2300 m² de bâti sur un terrain de verdure de 2,2 hectares dont une partie en espace boisé classé qui fera la joie et le bonheur… des plus petits aux plus grands… »

Pouvions-nous rêver meilleure conclusion pour souligner combien les projets les plus sensés ont cédé devant le manque d’esprit d’entreprendre qui caractérise cet édile. Les affabulations ont pris le pas sur la marche en avant de la Commune et pour paraphraser un ineffable ministre de M. Mitterrand, Lorgues est passée de la lumière des propositions du programme de 2008 à l’ombre des reculades de 2018 !!! Pour combien de temps encore ???

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Vœux du maire…suite

Lors de ses vœux, le maire a déclaré que face à l’agressivité des publicités, il ne  voulait  plus laisser faire n’importe quoi aux abords de notre ville historique… (var matin)

Ici même, en 2015 et 2017, nous avions déjà fait état du non respect du Grenelle de l’environnement dans notre commune, et rappelé que le maire s’était pourtant élevé contre les panneaux publicitaires à l’entrée de ville en 2008…
Depuis, le Décret n° 2012-118 du 30 janvier 2012 relatif à la publicité extérieure, aux enseignes et aux préenseignes, encadre et précise la mise en œuvre de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010.
Dix ans après , M.Alemagna déclare vouloir établir une réglementation en s’appuyant sur celle, nationale non appliquée, voire établir une charte avec la Dracénie !
On peut s’étonner aujourd’hui d’une telle déclaration puisque les textes législatifs existent concernant les installations de panneaux publicitaires. Elles sont soumises depuis le 21 septembre 2000 et 14 novembre 2004, suivant le code de l’environnement, à déclaration préalable pour avis auprès du Maire et du Préfet.  Quant au décret de 2012 il stipule que  » les règlements locaux de publicité, les adaptations communales des règles nationales, doivent être plus restrictifs que la règle nationale. Ils doivent être élaborés, révisés et modifiés selon les règles applicables aux plans locaux d’urbanisme. »

lorguesnet.fr

Vœux du maire…

Nous souhaitons bonne soirée à tous ceux qui tiennent absolument à participer au « combat devant le buffet froid » !

Il leur faudra cependant, toute peine méritant salaire, écouter auparavant une très longue litanie de réalisations mirifiques passées et à venir, assenées malgré des approximations évidentes avec une grande énergie.      

 Après dix ans de mandat,souvenons-nous de quelques-unes des promesses faites et non tenues par le candidat Alemagna:

  • Achat de la Maison des Pères (abandonné sous le faux prétexte de coûts dus au désamiantage alors qu’aujourd’hui de petites structures privées s’installent dans ce bâtiment sans avoir englouti les centaines de milliers d’Euros dont parlait un Maire qui n’a fait que reculer devant un magnifique projet, le sacrifiant ainsi sur l’autel de son incapacité à gérer de grands projets structurants.)
  • Aménagement d’une zone artisanale
  • Aménagement d’un nouveau Centre de Loisirs sans hébergement
  • Construction d’un nouveau groupe et d’un restaurant scolaires
  • Construction d’un parking Avenue des Quatre Pierres
  • Construction d’une nouvelle gendarmerie
  • Construction ou aménagement de la « piscine communautaire » (Vidauban a vu,elle, se réaliser un parc de loisirs intercommunal pour 3,5 M€)
  • Création d’une déchèterie qui n’existe que sur une vue d’artiste publiée dans la revue de la CAD (page 18)
  • Création de bâtiments municipaux destinés aux services techniques, personnel et matériel
  • Ouverture des services publics municipaux de l’état civil le samedi matin
  • Travaux de remise en état de tout le centre ancien ou Castrum, mais gageons que les élections prochaines vont voir apparaître un embryon de cette opération
  • Le jumelage avec une ville Européenne                                                                                                                                          Cette liste étant loin d’être complète, passons à quelques réalisations toujours vantées:
  • La station d’épuration.Sa création était imposée par  l’Etat
  • La Porte Tre Barri, menaçant de s’effondrer c’est contraint et forcé que l’on est intervenu
  • La Collégiale, là aussi le danger était tel qu’il a bien fallu se résoudre à engager des travaux très importants.Que l’on se rende compte après 5 ans qu’il faudrait peut-être s’occuper aussi des boiseries  et de l’orgue fait la démonstration de l’amateurisme avec lequel on a traité le sujet.                                                                

Pour terminer qu’il nous soit permis d’ajouter que malgré un budget excédentaire* les investissements réalisés par le maire ne permettent en aucun cas de sortir la commune de sa léthargie et ce, depuis 2008.

*Je laisse dans les caisses de la commune six millions d’euros! (notre projet 2014-2020 pour Lorgues)  » Interview réalisée par Gérard COURCIER ».

CONSEIL MUNICIPAL DU 18 DÉCEMBRE 2017-UN CONSEIL POUR RIEN ?

Avant de parler de l’ordre du jour de cette soirée il nous faut nous pencher sur deux points:                                                                                                                                     Le premier est de se demander pourquoi un tel B.S. (Budget Supplémentaire) puisqu’il ne sert strictement à rien ! En effet à quelques virgules près, il ne s’agît que d’une reprise du B. P. de début d’année. Si, de plus, on présente un tel budget un 18 décembre alors que, comme l’a fait remarquer M. Meyer (opposition) on sera incapable de régler le moindre problème avant la fin de l’année, on en voit encore moins l’intérêt. Tout individu bénéficiant de la moindre capacité de réflexion sait bien que le B.S. doit permettre de corriger certains points importants qui n’avaient pas été prévus en début d’exercice, donnant ainsi le pouvoir au Maire de régler des dépenses inconnues, par exemple, lors de l’élaboration du B.P.. Ce B.S. n’est vraiment utile que s’il est présenté au début du dernier trimestre, mais 12 jours avant la fin de l’année, autant ne pas le faire puisque rien ne l’impose.

Le deuxième point est l’heure de début du Conseil. Fixée bien évidemment par le Maire sans la moindre concertation, il va de soi que de nombreux Conseillers, du fait de leur emploi, ne pouvaient être là à 18h00. Il ne sert à rien au Maire, après avoir constaté le nombre important d’absents, de demander aux présents s’ils accepteraient de patienter une demi-heure. Après 10 ans d’exercice, cette façon d’agir relève soit d’un manque soit d’une incapacité totale de réflexion !

Après acceptation du compte-rendu du C. M. précédent, la présentation du B.S. put commencer.
Ainsi que l’on pouvait que s’y attendre l’Adjointe désignée pour le lire a, sans doute pour meubler, alors lu toutes les dépenses à effectuer par la Commune, allant même jusqu’à citer celles avoisinant les 200,00 € ! Lecture oh combien intéressante !
M. Meyer posa alors une question concernant une dépense prévue pour l’achat d’un terrain, sachant parfaitement qu’il ne s’agissait là que d’un subterfuge destiné à équilibrer recettes et dépenses ! Il s’étonna aussi que l’on prévoit 50 000€ de plus pour les études concernant des travaux dans la vieille ville, études qui ne font jamais l’objet d’un point quelconque lors des C. M.
Réponse un du Maire, il s’agît de lignes d’équilibre, on fait toujours ainsi et l’on faisait cela avant moi également. Voilà une très bonne justification qui en a fait rire plus d’un dans la salle. En deux, il s’agît de frais supplémentaires concernant un avenant éventuel !!! L’édile concédant ne pas pouvoir faire un point sur ces études car elles ne sont pas finies ! Ce qui voudrait donc dire qu’il ne sait pas quel est l’état d’avancement de l’étude en question ? On voit bien là que la façon d’utiliser les deniers publics par notre cher Maire est très loin de ce que l’on espère en la matière !
M. Meyer : en général, aucun point ne nous est jamais fait sur l’état d’avancement des études demandées et donc financées. Il est vrai que l’on attend aussi le moindre projet d’envergure de votre part ! Et de rajouter alors un peu dépité : Il ne comprend pas ce que je dis…
Aucune réponse du Maire…
Vote cependant à l’unanimité du Conseil, pour accepter ce B. S.

Service public de distribution d’eau potable.
L’opposition souligne le fait que malgré qu’il y ait de gros problèmes de fuite sur le réseau on ne se livre à aucuns travaux d’envergure et que donc l’excédent de ressources financières qui augmente chaque année tombera dans l’escarcelle de la C.A.D. puisque des esprits bien pensants ont décidé de retirer cette prérogative des mains des Maires. Dorénavant donc en cas de problème, comme pour les poubelles, on se battra contre une entité à l’organigramme très obscur sans pour cela parvenir toujours à avoir affaire à un interlocuteur compétent et à l’écoute !
Toute l’opposition s’abstient mais le Maire, lui, proclame alors un vote à l’unanimité ! Manière ironique de se faire plaisir sans doute, puisque la légalité s’écarte là du sens de ce mot dans notre belle langue.

Service public d’assainissement
M. Meyer : Vous étiez au contentieux avec le maître d’œuvre de la nouvelle station d’épuration .
Le Maire:On ne sait pas où on en est (???), j’ai l’impression que le maître d’œuvre en question ne veut peut-être pas poursuivre. Comment, pourquoi, quelles sont les raisons de cette « impression », mystère. En attendant, l’ancienne station qui devait être détruite ne l’est toujours pas et ses bassins de décantation sont depuis des années le refuge de colonies de moustiques. Tous les étés, la Région et le Département nous rebattent les oreilles au sujet des dangers que représentent ces mêmes moustiques, mais à Lorgues dans cette belle cité gérée par M. Alemagna, l’élu ignore tout cela avec sa superbe habituelle et peu importe ce que disent les lorguais qui résident dans ce quartier et les risques qu’ils encourent !
Ce budget est accepté tout comme celui des pompes funèbres. On évitera là le sujet qui fâche, le corbillard de la Commune, dont l’état est plus que désastreux car sa carrosserie est lentement mais sûrement détruite par la rouille qui l’envahit.

Prix et qualité des services de l’eau et de l’assainissement
L’opposition s’étonne de constater que la quantité d’eau achetée au Syndicat d’Entraigues augmente de façon significative et que le rendement réseau est de plus en plus faible puisque l’on passe de 70 à 57 %! Explications plus qu’étranges du premier magistrat qui fait alors un savant mélange entre les fuites chez les particuliers et celles propres au réseau de la Commune. Ses explications hésitantes nous apportent la preuve de sa méconnaissance du dossier en question au lieu de laisser répondre l’Adjoint qui siège au même syndicat et qui suit de près les travaux que l’on « l’autorise à mener ».

Acquisition d’un terrain par voie d’expropriation
Il s’agît d’un terrain où des maisons se sont écroulées, Rue des Quatre Coins. Cela donne lieu à un échange très vif entre le Maire et M. Formé de l’opposition, ce dernier voulant inciter M. Alemagna à augmenter la somme proposée au propriétaire (15 000€) pour lui acheter son terrain, ce qui mettrait peut-être fin à une situation insupportable pour les riverains ajoute-t-il. Le Maire prétend alors ne pas connaître le prix demandé, puis les échanges augmentant d’intensité finit par lâcher : 60 000€ !!!
L’insistance de M. Formé et les termes qu’il emploie semblent quelque peu faire perdre pied à son interlocuteur avant que la discussion ne s’arrête. On ne saura donc pas très bien quel sera le niveau de la proposition du Maire au propriétaire, qui refuse de vendre du fait de la maigre somme qu’on lui propose.

En fin de séance il sera question du stade Turchi depuis des années dans un état absolument inacceptable sans que l’on sache, là non plus, où l’on en est sur le sujet.
L’amateurisme semble de plus en plus être le qualificatif qui convient le mieux à un Maire qui après une dizaine d’années devrait à minima posséder ses dossiers sur le bout des doigts et les gérer de main de maître. Nous en sommes hélas très très loin, trop loin…