Conseil municipal 1er mars 2019…

VAE VICTIS…

Il est toujours difficile de rendre compte d‘un Conseil Municipal au cours duquel, en dehors du travail normal auquel se prête l’ensemble des Conseillers, un coup de théâtre survient. (La suite fera l’objet de notre prochaine communication)

Nous voulons parler bien sûr du départ d’une des principales chevilles ouvrières de l’ère Alemagna et en l’occurrence de M. Khatchikian, Adjoint aux travaux de la première heure. Certains se souviennent sans doute que, lors de son précédent mandat, une bonne partie d’élus de sa majorité avaient décidé, pour de nombreuses raisons, de ne plus suivre M. Alemagna. M. Perrin, son Adjoint d’alors à la Sécurité avait pris la tête de la contestation et lui avait rendu toutes ses délégations mais entendait bien rester au Conseil Municipal en tant qu’Adjoint pour lui apporter la contradiction à chaque fois qu’il le jugerait nécessaire.
Tentant de lui retirer son poste d’Adjoint mais désavoué lors du vote par bulletin secret, l’édile avait alors dû, à son grand dam, composer jusqu’à la fin de son mandat avec une opposition renforcée.

Ce soir du 1er mars 2019, n’ayant sans doute qu’une confiance très relative dans la solidité de SA majorité et voulant à tout prix éviter le renouvellement de pareille mésaventure, on imagine que le Maire a très vraisemblablement donné la consigne impérative à celle-ci de n’accepter qu’un vote à main levée.
Lors de la prise de décisions aussi graves à l’encontre d’une personne on s’attend bien évidemment à ce que cela se fasse hors de toute pression possible et donc dans le secret de l’isoloir. Hélas le courage n’est pas la vertu cardinale de cette majorité. Tout d’abord, le Premier Magistrat s’est bien gardé de signifier lui-même son retrait de délégation à un Adjoint, déléguant pour ce faire un fonctionnaire. Ensuite, nul n’a marqué, ne serait-ce que par son abstention, sa désapprobation devant telle façon de procéder à un vote et enfin, l’absence de certains ce soir là ne relève-t-elle pas du même manque de courage ? On est en droit de se poser la question.
L’amertume devant un spectacle aussi affligeant nous interpelle. Telle façon d’agir ne révèle-t-elle pas aussi un certain manque d’honnêteté intellectuelle, voire d’un manque évident de grandeur ?

Le sort de M. Khatchikian était donc scellé et il ne lui restait plus qu’à en tirer toutes les conséquences en quittant la table où il avait siégé de si nombreuses fois, abandonnant ainsi ses camarades à leur triste sort.

L’histoire nous dit que la « Roche Tarpéienne est près du Capitole ». M. Khatchikian en a fait l’expérience et la rancœur qu’il a exprimé dans les quelques lignes que le quotidien local a bien voulu lui accorder est un appel à ses amis qui, toute honte bue, ont accepté de participer à ce qu’il ne peut que considérer comme une mascarade.

lorguesnet.fr

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