-CM DU 5 OCTOBRE 2018-

Que dire de ce Conseil Municipal de rentrée ? En dehors de nombreuses conventions qu’il nous faut chaque année renouveler, sujets qu’il conviendrait pour le moins de développer afin que tous puissent en comprendre l’utilité, rien de particulièrement intéressant. Nous aurions pu nous contenter de renvoyer nos lecteurs au c-r de cette soirée fait par le quotidien local, il nous a cependant paru par trop succinct. En effet et comme à son habitude, la presse se garde bien de souligner la pauvreté, chronique, de l’information de ces Conseils. Cela ne soulignant que le manque de professionnalisme de l’équipe en place, nous développerons donc les points qui méritent un éclairage qui s’éloigne quelque peu de la doxa municipale habituelle. Essayons, par nos explications, de faire se dissiper cet espèce de brouillard artificiel dans lequel baignent nombre de propositions du Maire, brouillard uniquement destiné à dissimuler certains points litigieux.

Premier exemple, l’achat d’une parcelle Avenue Allongue qui fait partie d’un ensemble plus vasted’environ 3500 m²qu’il a été décidé de classifier « réservé » dans notre PLU et qui serait destiné à la création d’un parking. Divers détails cependant posent problème. Il semblerait que plusieurs propriétaires ne l’entendent pas de cette oreille et que, ne voulant pas accepter qu’on le dépouille ainsi de son bien, l’un d’eux a même déposé une requête introductive d’instance auprès du Tribunal Administratif. Cette requête vise à demander la censure de « la délibération par laquelle le Conseil municipal de la commune de LORGUES a décidé d’approuver la révision du Plan d’occupation des sols valant approbation du Plan local d’urbanisme… » (Cf. notre article du 24/06/2018 : Actions en justice ). Point, à notre avis non moins important, ces parcelles étaient à l’origine dans les mains d’un seul propriétaire. Celui-ci, lorsqu’il les vendit (au début des années 1930), fit réaliser un acte notarié dans lequel était stipulé que cette vente n’aurait lieu qu’à la condition expresse que tous ces terrains restent en l’état de jardin ce que tous les acquéreurs acceptèrent !!!

Est-ce donc vraiment une bonne idée que d’envisager de transformer ainsi en une vaste surface bétonnée le seul poumon vert de la ville de Lorgues ?

Un peu plus tard, on apprend quel est le coût pour la Commune des dépenses obligatoires par élève (1125,87€) de maternelle et de primaire (total 731 dont 482 en école élémentaire et 249 en maternelle). Il eut été intéressant de compléter ces données par le prix de revient des repas pris à la cantine. Encore eut-il peut-être fallu qu’on le connaisse bien sûr. Tableau incomplet donc.

Passons ensuite au CCAS pour lequel la somme de 50 000 € est demandée et ce, sans en préciser la raison. On obtient cependant une vague explication mais qui n’est fournie qu’après une intervention de l’opposition réclamant un peu plus de détails !!! Là aussi, pour une information qui mériterait ce nom, une occasion perdue de développer le sujet.

On fait ensuite voter des suppressions d’emploi pour des postes prévus mais non réalisés. Remarque avait déjà été faite à ce sujet par M. Meyer qui s’était vu alors rétorquer par le Maire qu’il ne « voyait pas à quoi cela servirait » ! Ce dernier a-t-il enfin compris que l’on doit prévoir au budget le financement de ces postes vacants ? Que le lecteur se rassure, il en reste encore quelques 117 !!!

En ce qui concerne les conventions suivantes, il est plus que désolant que l’on n’en donne pas systématiquement le coût que l’on aborde uniquement, dans le cas l’opposition le réclame. On ignore ainsi complètement à combien s’élève le financement du CLAS dans son ensemble (médiation, employés municipaux, locaux, etc..). De même pour l’atelier de soutien à la parentalité. Il est d’ailleurs vraisemblable que là aussi personne ne le sache.

En vieille ville ensuite, en invoquant la construction future et très hypothétique de logements sociaux, on procède à un échange de cave tout à l’avantage d’un propriétaire auquel on propose un local de 40 m² en échange du sien de 28 m². Comment refuser un tel cadeau ?

En fin de soirée dans les décisions du Maire, on apprend que la « dernière tranche de travaux » de notre Collégiale, la réfection de l’installation électrique, s’élèvera à 259 483,29 €. Oser qualifier cela, après sept ans de travaux, de « dernière tranche » alors que bien d’autres interventions coûteuses, sur les boiseries, tableaux et autres sont encore à prévoir pourrait laisser supposer que notre Premier Magistrat manie allègrement l’auto-dénigrement, mais il ne s’agît hélas que d’un art de la rhétorique que lui seul possède et peut comprendre…

Un des derniers point portera sur les illuminations de Noël qui, si elles sont aussi indigentes que l’an dernier, illustreront parfaitement ce que l’on peut attendre de cette municipalité, de pitoyables réalisations…

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