Conseil Municipal 18-09-2015

Une version « bêta » a été publiée par erreur. Nous vous prions de  nous en excuser et trouver ci-dessous  le texte original.

Encore un Conseil Municipal qui, par sa longueur et la manière dont on a traité les différents points de l’ordre du jour, justifierait pleinement la présence d’une assistance, plus que clairsemée ce soir là. Tout cela est révélateur d’un amateurisme tel, qu’il ne devrait en aucun cas régner dans une municipalité, qui doit gérer le présent d’une dizaine de milliers de citoyens. Elle prétend malheureusement aussi, préparer notre futur et, sur ce point là, le doute en ses capacités l’emporte alors sur toute autre considération.

On commence par l’approbation du C-R de la séance précédente. Nous citerons une remarque de l’opposition. Elle concerne le coût pour les Communes d’un enfant scolarisé. Si on le connaît pour les Communes environnantes qui passent des accords à ce sujet avec la nôtre, par contre à Lorgues et après plus de sept ans de mandature Alemagna, on reste incapable de le quantifier. Comme toujours dans ces cas là, le Maire promet d’y répondre, non sans avoir rétorqué auparavant quelque chose du genre, « ce n’est pas le sujet de l’ordre du jour ». Lorsque l’on est bien incapable de fournir le premier élément de réponse à une question plus que fondée, mieux vaut en effet procéder ainsi…

À partir de là, on assistera tout au long de la soirée à une lutte homme/machine (en l’occurrence homme/ordinateur) que la machine emportera. Ceci souligne notre entrée en matière d’une préparation plus qu’insatisfaisante, fil rouge de cette soirée.

On passe ensuite au rapport d’activité de la C.A.D. On ne peut que qualifier de lamentable la façon de traiter des dossiers aussi lourds à digérer. On se contente d’une lecture de grands extraits de ce rapport au lieu d’en souligner les points importants qui permettraient à l’assistance d’apprécier le travail au niveau communautaire. Un seul exemple, en ce qui concerne les transports, on cite le nombre de passagers sans fournir le moindre chiffre sur les coûts d’exploitation d’une part et les ressources d’autre part… Sans ces précieuses indications, comment veut-on qu’ensuite le citoyen moyen ne formule pas d’exigences irréalistes, quant aux conséquences qu’elles auraient sur le budget de ce service ?
L’opposition demande pourquoi aucun créneau n’est réservé à notre Cité Scolaire (environ 2000 personnes) dans les piscines qui sont cependant de compétence communautaire. La réponse du premier élu, prétendant que l’on favorise ainsi les écoliers, est là aussi d’une logique ridicule, une fuite en avant, qui plus est pleine d’agressivité, dans son ton et sa formulation. On passera sur le refus du Maire d’envisager toute création de camping sur la Commune, échange au cours duquel il se contredira d’ailleurs deux fois en quelques minutes. Il invoquera alors des déficits permanents pour ce genre d’offre, après avoir lu le rapport de la C.A.D. qui souligne qu’il s’agît là de la première rentrée de devises sur le plan du tourisme. Comprenne qui pourra ! Citation de l’édile quant au camping du Muy : « Le Muy est à 10 minutes de la mer » !!! Le transian n’a sans doute jamais fait la route au mois de juillet en direction des plages…

Autre point, le règlement de fonctionnement du « Pitchounet », structure communale d’accueil des touts petits. L’Adjointe, désignée pour traiter le sujet, inflige alors à l’assistance une lecture totalement insipide de trop nombreux extraits du texte, au lieu de se contenter de souligner les changements apportés depuis le dernier vote. Proposition de l’opposition, imiter d’autres communes qui, elles, pensant aux parents qui ont des emplois dans d’autres villes de la Dracénie, proposent une fermeture plus tardive (¼ d’heure) de ce type de structure. Au lieu de l’échange fructueux auquel on pouvait s’attendre, on a alors droit à une virulente sortie d’une conseillère de la majorité qui, pour étayer sa réaction, ne trouve rien de mieux que de « hurler » trois « non » retentissants. Pour une ancienne « professeure », ce n’est pas là faire preuve de pédagogie et l’on veut espérer, qu’au cours de sa carrière, elle ait su se montrer sous un jour plus agréable…

On passe ensuite à une modification du P.O.S. rendue nécessaire pour permettre la construction d’une cinquantaine de nouveaux logements. Le Maire développe longuement le sujet, tactique portant à faire croire sans doute que la Commune est le maître d’ouvrage de ce projet, ce qui n’est bien sûr pas le cas. Là aussi si la présentation avait été à la hauteur, on aurait épargné à l’assistance tout un fatras de détails inutiles et très chronophages.

On parlera enfin de la présentation du P.L.U./P.A.D.D. pendant laquelle on ne peut que constater que la relation homme/machine laisse toujours autant à désirer. Le Maire nous prouve, s’il en était besoin, qu’il ne s’est pas amélioré depuis celle faite deux jours avant en réunion publique. On était en droit d’attendre une synthèse, on a une relecture du projet. Même les explications données sur des plans illisibles sont souvent fausses. Ainsi, lorsque le Premier Magistrat prétend voir, représentées par des étoiles, les différentes chapelles (à protéger) disséminées sur le territoire de la Commune. Une meilleure étude de son dossier lui aurait permis de constater qu’ils s’agissaient des domaines viticoles !!!
Qu’un sujet aussi important puisse faire l’objet de présentations successives aussi mal préparées est incompréhensible. Tout autant d’ailleurs que l’obstination du Maire à ne pas vouloir procéder à une large consultation de la population, figé qu’il est dans son « modus operandi ». Les déclarations assénées sur un ton péremptoire et ponctuées d’un plus que ridicule « on est d’accord », ainsi que son refus de tout débat constructif semblent représenter pour lui les limites d’un horizon décidément très, très limité.
Enfin parlons de son évaluation des personnes présentes à la réunion publique du 16 septembre. « 300 », tel est le chiffre qu’il a cité. Il a même prétendu avoir été félicité par certains de ses collègues pour cela. Si ces mêmes collègues ont vu le C-R de Var-Matin et surtout la photo qui y était jointe, il est raisonnable de penser qu’ils en riront pendant un certain temps.

Pour terminer, le sujet « Décisions du Maire ». Toujours aucun détail sur toutes les actions en justice menées ces dernières années, avec les coûts qui en découlent, mais par contre la fable selon laquelle (cf. Var-matin du 10 août 2015) on fera « des centaines de milliers d’Euro d’économies » grâce à l’acquisition d’une nacelle (d’occasion) qui devrait permettre l’entretien de tout l’éclairage public et l’installation à moindre coût des illuminations de Noël !!!

Cependant, comme toujours :
“Nil desperandum”
« Il ne faut désespérer de rien. »

5 réflexions au sujet de « Conseil Municipal 18-09-2015 »

  1. Mieux vaut vous lire que le ou la journaliste de Var Matin qui évoque l’achat du terrain de l’Enclos par la mairie alors que ce terrain a été acheté par la société HLM PROLETAZUR, et écrit ensuite que la fermeture de la crèche sera retardée jusqu’à 18 heures 30 ce qui est faux car si j’ai bien entendu ce ne fut qu’une proposition de Mr.Meyer rejetée par le maire. La seule chose exacte est bien que la lecture du règlement par une élue était soporifique tout comme le fait de relire tout ce qui avait déjà été évoqué la veille à la salle Mitterrand au sujet du PLU.ou encore la lecture d’un bilan de la CAD.
    Par contre,ce que j’aurais aimé savoir de la part de l’élue qui siège à la commission de la valorisation des déchets à la CAD, c’est pourquoi la benne de collecte des déchets verts a été supprimée à Lorgues.

    • Le matin du 25 septembre, plusieurs lorguais ont téléphoné soit en mairie soit à Lorgues Nature ; ils s’interrogeaient sur l’absence de la benne à déchets verts dans la cour des ateliers municipaux.
      Réponse de la mairie : terminé une benne à cet endroit, il faudra se rendre route de Carcès à l’aire de dépôt habituelle. Raison évoquée : c’est une décision de la CAD : coût trop élevé.

      Comme nous le faisons à chaque fois, visite sur place pour confirmer l’absence de benne, téléphone en mairie qui confirme les raisons avancées et nous appelons le n° CAD Encombrants et déchets verts : 0 800 18 34 13.
      Résultats similaires, terminé pour le moment, pas de benne. Pour renseignements complémentaires, appeler la Direction Environnement CAD.

      Donc, nous appelons la Direction Environnement CAD qui nous confirme la décision et en donne les raisons :
      - présence d’un employé de l’aire de dépôt de la route de Carcès pendant les heures d’ouverture du site des services techniques => reste 1 seul employé route de Carcès, pas suffisant,
      - même pendant les heures de présence d’agents des services municipaux sur le site, la surveillance du dépôt des déchets verts est faite par un agent de la CAD,
      - le remplissage de la benne s’effectue par l’arrière, donc les déchets verts déposés sont très peu compressés ce qui entraîne un coût transport/poids excessif.

      Selon ce que nous avons cru comprendre des différentes sources que nous venons de citer, une solution pourrait être trouvée si :
      - la mairie de Lorgues évoquait ce sujet précis avec la CAD,
      – la mairie de Lorgues partageait les heures de surveillance avec la CAD,
      - un remplissage plus rigoureux diminuait le coût transport,
      et aussi, comme il nous est proposé : « faites une action et la benne sera de nouveau à disposition ».

  2. La lecture de ce CR de CM aussi magistral que fidèle, nous retourne la « plaie autour du couteau »…Théoriquement, l’expérience acquise au fil des ans devrait améliorer l’homme public, sa technique de communication, son aisance dans la synthèse et surtout, ses facultés d’adaptations dans les rapports humains, notamment avec ceux qui sont sensés travailler de concert.Or, à Lorgues, c’est tout le contraire, aucune réunion ne peut s’envisager dans le calme, la sérénité et la bien séance.Ce ne sont que confrontations systématiques, agressivité injustifiée, incapacité totale à s’exprimer sur un ton normal en usage dans un milieu civilisé.
    Et ce fait avéré va de mal en pis puisqu’il semblerait que le phénomène soit contagieux.Les bonobos autour de la table, qui jusque là ne bronchaient pas, se croient obligés, pour être au diapason, d’emprunter à leur mentor son bellissime.
    Même si elle va dérivant, la « barque » Lorgues se charge inexorablement !

  3. Alors le bateau vogue tant bien que mal ! Si j’ai bien compris! Le peuple est heureux….
    Que demande le peuple ?
    Pas un commentaire concernant les dossiers contentieux. Même pas par l’équipe Meyer ou par celle de Formé?

  4. J’ai beaucoup pensé à notre commune lors des reportages de samedi dernier concernant la première démonstration musclée du volontarisme de l’état en matière de non respect des quotas de logements sociaux dans la commune d’Ormesson sur Marne avec préemption de terrains etc…
    Les municipalités qui ne respectent pas les chiffres sont particulièrement visées et en raison de la lamentable prestation de Lorgues en la matière et de l’annonce gouvernementale de persister dans les « attaques » préfectorales contre les mauvais élèves du logement social, notre commune pourrait être bien placée pour une démonstration de ce type!
    En effet nous cumulons les atouts pour nous distinguer et le dernier en date n’est pas le moindre puisque notre édile figure en bonne place sur la liste « LR UDI Modem » pour les Régionales. Indéniablement pour le ministère de l’intérieur de couleur politique différente, dans le cas où il faudrait désigner une commune dans le Var et, afin de médiatiser l’opération, nous figurerions en place de choix parmi les victimes éventuelles!!!!
    Une fantastique opportunité de juger l’impartialité du correspondant local de VM, mais aussi une opération médiatique ciblée en pleine campagne électorale pour le gouvernement!!!
    A suivre…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>