Politique locale et Conseil Municipal…

Avec ses 2712 voix, la liste UMP de C. Alemagna représente 38% des inscrits, en 2008 sa liste représentait 39% de ces mêmes inscrits. Cette stabilité cache en réalité une modification du paysage local.
En 2008 le clivage se résumait en deux tendances gauche-droite même si pour cette dernière il s’agissait en réalité d’une liste « apolitique » regroupant des conseillers d’horizons politiques différents. Le Maire a prétendu s’être séparé de « branches pourries », mais étant donné qu’il n’a jamais eu le courage de revenir sur des délégations attribuées à son adjoint aux finances par exemple, il semblerait donc bien que les seules branches qui méritent ce qualificatif soient celles qu’il a coupées lui-même lors de la confection de sa nouvelle liste !!!

Nous avons donc une municipalité qui, par le jeu du principe « diviser pour mieux régner », fait que l’opposition composée de trois courants, ne représente plus une force constructive et représentative de l’électorat qui ne se reconnaît pas dans les 38% des inscrits.

Hier encore nous pouvions lire sur un certain site « alémanesque » qu’une partie de l’opposition était stalinienne et une autre fascisante. Comment donc qualifier une majorité qui phagocyte toute la gestion communale ?

Cette situation donne à la représentation des 38% la faculté, comme l’exige l’édile, de faire peu de cas des règles démocratiques. Ainsi nous l’a-t-il encore prouvé lors de la dernière séance du conseil municipal en faisant voter des textes contraires aux lois, comme le fait d’interdire les enregistrements vidéo lors des Conseils Municipaux.
Avouons que tout cela n’avait rien pour nous surprendre venant d’un Maire qui ne s’est pas plus plié aux prescriptions d’un Préfet qu’à celles de la CADA, organisme qui lui a rappelé d’avoir à communiquer à ses administrés les documents administratifs qu’ils réclament.

Quelle peut être la réaction du citoyen face à ces dénis de démocratie de la part de ces organismes censés assurer un fonctionnement harmonieux de nos institutions, mais qui ne réagissent absolument pas lorsque leurs injonctions restent lettre morte ? Comment s’étonner que perdurent ensuite ces méthodes que l’on ne peut que qualifier de totalitaires ? Sur le plan national si les instances politiques se plaignent du désintéressement des citoyens pour la vie politique et la montée des abstentionnistes, à Lorgues ou nous semblions en être préservés, le désenchantement risque de naître rapidement, mêmes causes, mêmes effets. En constatant l’hégémonie et l’égo de l’édile et le fait que des élus de l’opposition votent des textes qu’ils avaient critiqué fort logiquement quelques instants auparavant, ceux qui espéraient des représentants fidèles à leurs engagements risquent fort, devant une telle inconstance, de leur tourner le dos. Leur seule excuse réside dans le fait qu’ils n’ont que peu, voire jamais assisté à un C.M. tout au long de la précédente mandature. Ils s’imaginent sans doute par leur attitude, s’attirer les bonnes grâces d’un premier magistrat qui leur a fait de belles promesses tout en fixant sur le papier les règles qu’il se chargera d’appliquer, le moment venu, en rétorquant alors à son opposition (très ponctuelle) qu’elle lui a donné par sa signature toute latitude pour le faire.

Force est bien de constater que lors de ce C.M. le seul groupe à avoir fait preuve de constance et donc de logique dans ses votes a été celui de M. Jean-Bernard Formé…

lorguesnet.fr

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