Voeux du maire de Lorgues et de son Conseil Municipal -suite n°2

Comme prévu, nous reprenons la plume de façon à vous faire part d’une approche un peu moins partisane d’un budget prétendu miraculeux et que tous les Maires des environs, d’après les dires du nôtre, devraient nous envier.

On prétend être assis sur un matelas des plus confortables. Cette affirmation ne peut résister qu’à une analyse très superficielle ce que nous allons nous efforcer de démontrer par quelques exemples choisis. Tout d’abord, qu’on le veuille ou pas, nombre de dégâts dus aux intempéries que nous avons connues en 2010 et 2011 ne sont toujours pas effacés. Les travaux du Réal Calamar devraient commencer et on sait la hauteur de la dépense à supporter, mais on évite soigneusement lors des vœux de parler des travaux à réaliser dans le prolongement de ce chantier si l’on veut que la ligne droite « Route de Draguignan » où sont installés divers commerces de matériaux et autres bénéficie enfin d’un ouvrage d’évacuation des eaux pluviales, aujourd’hui inexistant. Il faut rajouter à cela les travaux de la Collégiale et ceux encore à régler pour la station d’épuration. On doit encore en citer d’autres, destinés à la réalisation d’un forage nécessaire à l’alimentation d’un nouveau réservoir d’eau potable. Ceci permettrait de compenser l’insuffisance notoire de la capacité de stockage de la Commune comme souligné par les spécialistes dès le début du mandat. On se gargarise en prétendant prolonger le réseau, mais on fait là abstraction des besoins instantanés en période estivale. En effet, à partir du moment où il n’y a pas adéquation entre demande et stockage, on ne peut plus servir tout le monde et, en période de sécheresse, les quelques centaines de mètres supplémentaires de tuyau restent vides. La mise en concordance des besoins et de l’existant a un coût dont on évite soigneusement de parler.

Ces quelques précisions font prendre conscience que les comptes de la Commune se retrouveront immanquablement dans le rouge. Reculer devant l’obstacle ne permet pas de l’éviter d’autant plus que d’autres interventions, entre autres dans les écoles, entraîneront également des dépenses importantes.

On s’extasie cependant sur les performances en matière de sécurité dans notre cité. La semaine dernière a eu lieu la réunion plénière du C.L.S.P.D., réunion dont les commentaires par la presse locale ne sont pas allés, comme toujours, au fond des choses. Tous ceux qui y ont participé doivent être conscients que la sécurité est un tout et que l’on ne peut impunément l’ignorer.

Cela est révélateur, une fois de plus, de la façon dont on gère les Finances de la Commune. Pour « tenir » à tout prix le budget et ne présenter qu’un « déficit » de 100 000 Euros en fin d’année 2012, on fait ainsi des économies ubuesques sur des postes bien trop importants pour pouvoir s’en passer et la tranquillité du citoyen Lorguais comme sa sécurité ne peuvent qu’en pâtir.

Nous en avions déjà parlé, mais répétons-le, on ne remplace pas les personnels mutés de la Police Municipale et les quatre fonctionnaires actuellement présents à l’hôtel de Police ne peuvent en aucun cas couvrir l’ensemble des tâches qui devraient être les leurs. Ainsi, acheter des motos pour courir la campagne ne sert à rien quant il ne se trouve personne de disponible pour les utiliser. De même, au sujet de la Médiation Sociale que l’on s’est refusé à continuer de financer sous prétexte que la C.A.D. allait se saisir du sujet. Il eut été beaucoup plus judicieux de ne pas interrompre cette présence, même pour quelques mois, particulièrement précieuse en vieille ville.

Comme toujours dans ces cas-là, la comparaison avec notre système de protection contre les incendies est très pertinente. On diminue les crédits et le jour où un incendie fait rage, on se rend compte que la pression aux poteaux à incendie est insuffisante où que ceux-ci, mal entretenus, ne rendent pas les services que l’on en attend, où encore que les moyens de communication permettant la coordination de la lutte sont notoirement insuffisants.

« Commander c’est prévoir » mais « Se faire élire ne peut pas être le seul objectif de l’action politique » ainsi que le dit un ancien dirigeant d’un pays Européen dans un interview, à un quotidien national, publié le 21 janvier……………

Notre prochain et dernier commentaire portera sur nos impôts et sur l’effet attendu d’affirmations péremptoires et très approximatives faites au pupitre pour s’attirer, vaille que vaille, la commisération de l’auditoire le soir des vœux à la population.

lorguesnet.fr

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