Conseil municipal du 9 Février 2018

Un conseil très court, le nombre de points soumis à un vote étant d’un nombre restreint, cinq en tout.
Avant l’approbation du C-R du conseil précédent, une remarque ou plutôt deux de l’opposition, formulées par M. Meyer. La première concerne le fait que l’on cite dans le texte le « canton de Lorgues ». Tout le monde sait bien que celui-ci n’existe plus et que Lorgues fait désormais partie de celui de Vidauban. Boulette explicable soit par la force de l’habitude, soit par la faute d’un copiercollé réalisé par un collaborateur quelque peu distrait. La deuxième remarque est cependant plus ennuyeuse pour notre édile qui prétend toujours être irréprochable quand au respect sinon de la loi du moins de l’honnêteté intellectuelle. En effet, les élus continuent à bénéficier de la majoration indemnitaire réservée en principe aux communes chefs-lieu de canton… On aurait pu penser que le Maire allait s’empresser de rétorquer qu’il allait faire rectifier cela, mais non, ce dernier se contenta alors de reprocher à M. Meyer de faire à nouveau rappel de cette incongruité !
Le premier point soumis au vote du conseil, traitait d’une autorisation à donner au Maire pour déléguer le Droit de Préemption Urbain. Rien de bien passionnant sans doute, mais tout cela aurait été bien plus explicite si on avait pris la peine d’afficher sur l’écran un plan comportant les zones concernées au PLU, c’est à dire U et AU. On ne peut manquer de s’étonner que l’on soit, après tant d’années, toujours aussi incapable d’utiliser intelligemment un vidéoprojecteur.
Deuxième point la création d’emplois. Pas grand-chose à redire car il s’agît là de la seule façon de procéder pour assurer un déroulement de carrière correct à nos agents. Là, nouvelle remarque de M. Meyer qui constate que l’on a un nombre de postes ouverts de près du double de ceux à fournir. Sa question, pour quelle raison ne pas procéder à une mise à jour de ces listes en y supprimant les postes inutiles. Là aussi la raison invoquée pour ce faire par le premier magistrat de la ville laisse songeur : « on a toujours fait comme cela ». On avouera que l’on est en droit d’espérer autre chose d’un Maire, vice-président de la CAD et élu Régional !!!
Vint ensuite l’acquisition de parcelles par la Commune pour l’Euro symbolique. De nouveau aucun plan d’affiché pour aider à la compréhension, qui aurait permis au Conseil Municipal de situer l’emplacement exact de ces parcelles ne serait-ce que pour mieux appréhender l’intérêt de cette acquisition.
Point quatre, élargissement des compétences de la CAD en ce qui concerne la gestion des milieux aquatiques, prévention des inondations et les aires d’accueil des gens du voyage. Une abstention pour un sujet qui, une fois de plus enlève à la Commune une partie de ses prérogatives mais est tout à fait dans l’air du temps.
Point cinq, nouveau transfert de compétence vers la CAD, les zones d’activités économiques. Ce sujet a donné lieu à un échange particulièrement savoureux entre M. Meyer et le Maire. Dans le texte proposé aux élus, il était en effet question de l’entrée Est de la ville et donc pour beaucoup, car certains doutaient de la position de la dite entrée Est( !!!), de la sortie de la ville en direction de Draguignan. Le Maire s’est, comme à l’habitude, enfermé dans une logique que lui seul comprend. Au lieu de concéder une erreur lors de la rédaction du texte, il a tenté
d’expliquer pourquoi on parlait de cette zone, à priori non concernée alors que, en arrièrepensée, l’on savait bien qu’il s’agissait de la future zone artisanale (prévue elle sur la route de Carcès et donc à l’Ouest de Lorgues) et des compétences de la CAD lors de sa création, entre autres, réalisation de la voirie et de l’éclairage public !
Lors de l’énoncé des décisions prises par le Maire depuis le dernier conseil, on découvrait avec quelque stupeur qu’on allait se soucier de lancer un marché de maîtrise d’œuvre pour les travaux d’électricité à réaliser dans la Collégiale, travaux qui devraient donc démarrer sept ans après sa fermeture !!! Pour qualifier la gestion par le Maire du sujet Collégiale on hésite entre ridicule et grotesque mais il ne fait montre, en tout cas, que de la plus désespérante des incapacités. Ayant découvert, après de nombreuses années, qu’il fallait peut-être s’occuper de la réfection de l’orgue et de celle des nombreuses boiseries, voilà que vient à son esprit celle du réseau électrique !
Le paragraphe questions diverses restera, lui, absolument abscons car il semblait s’agir d’une question posée par un membre de l’opposition, M. Formé, dont on ne connaîtra jamais la teneur. Le Maire en effet, malgré la demande réitérée de M. Formé de lire son texte s’est, comme trop souvent, contenté de livrer des commentaires plus qu’acides où il était surtout question de poursuites en justice… On ne pourra donc juger de rien car sa rhétorique enflammée terminée, l’édile levait la séance…
A Lorgues, les affaires communales n’ont, une fois de plus, que très loin à faire avec les préoccupations de nos concitoyens…. Paraître au lieu d’être, c’est définitivement le choix fait par le Maire de Lorgues et les pages entières que lui consacre notre quotidien régional sont là pour le prouver. Une réflexion sur la fin d’Icare devrait lui permettre de reprendre ses esprits, mais la connaît-il ???