CONSEIL MUNICIPAL DU 18 DÉCEMBRE 2017-UN CONSEIL POUR RIEN ?

Avant de parler de l’ordre du jour de cette soirée il nous faut nous pencher sur deux points:                                                                                                                                     Le premier est de se demander pourquoi un tel B.S. (Budget Supplémentaire) puisqu’il ne sert strictement à rien ! En effet à quelques virgules près, il ne s’agît que d’une reprise du B. P. de début d’année. Si, de plus, on présente un tel budget un 18 décembre alors que, comme l’a fait remarquer M. Meyer (opposition) on sera incapable de régler le moindre problème avant la fin de l’année, on en voit encore moins l’intérêt. Tout individu bénéficiant de la moindre capacité de réflexion sait bien que le B.S. doit permettre de corriger certains points importants qui n’avaient pas été prévus en début d’exercice, donnant ainsi le pouvoir au Maire de régler des dépenses inconnues, par exemple, lors de l’élaboration du B.P.. Ce B.S. n’est vraiment utile que s’il est présenté au début du dernier trimestre, mais 12 jours avant la fin de l’année, autant ne pas le faire puisque rien ne l’impose.

Le deuxième point est l’heure de début du Conseil. Fixée bien évidemment par le Maire sans la moindre concertation, il va de soi que de nombreux Conseillers, du fait de leur emploi, ne pouvaient être là à 18h00. Il ne sert à rien au Maire, après avoir constaté le nombre important d’absents, de demander aux présents s’ils accepteraient de patienter une demi-heure. Après 10 ans d’exercice, cette façon d’agir relève soit d’un manque soit d’une incapacité totale de réflexion !

Après acceptation du compte-rendu du C. M. précédent, la présentation du B.S. put commencer.
Ainsi que l’on pouvait que s’y attendre l’Adjointe désignée pour le lire a, sans doute pour meubler, alors lu toutes les dépenses à effectuer par la Commune, allant même jusqu’à citer celles avoisinant les 200,00 € ! Lecture oh combien intéressante !
M. Meyer posa alors une question concernant une dépense prévue pour l’achat d’un terrain, sachant parfaitement qu’il ne s’agissait là que d’un subterfuge destiné à équilibrer recettes et dépenses ! Il s’étonna aussi que l’on prévoit 50 000€ de plus pour les études concernant des travaux dans la vieille ville, études qui ne font jamais l’objet d’un point quelconque lors des C. M.
Réponse un du Maire, il s’agît de lignes d’équilibre, on fait toujours ainsi et l’on faisait cela avant moi également. Voilà une très bonne justification qui en a fait rire plus d’un dans la salle. En deux, il s’agît de frais supplémentaires concernant un avenant éventuel !!! L’édile concédant ne pas pouvoir faire un point sur ces études car elles ne sont pas finies ! Ce qui voudrait donc dire qu’il ne sait pas quel est l’état d’avancement de l’étude en question ? On voit bien là que la façon d’utiliser les deniers publics par notre cher Maire est très loin de ce que l’on espère en la matière !
M. Meyer : en général, aucun point ne nous est jamais fait sur l’état d’avancement des études demandées et donc financées. Il est vrai que l’on attend aussi le moindre projet d’envergure de votre part ! Et de rajouter alors un peu dépité : Il ne comprend pas ce que je dis…
Aucune réponse du Maire…
Vote cependant à l’unanimité du Conseil, pour accepter ce B. S.

Service public de distribution d’eau potable.
L’opposition souligne le fait que malgré qu’il y ait de gros problèmes de fuite sur le réseau on ne se livre à aucuns travaux d’envergure et que donc l’excédent de ressources financières qui augmente chaque année tombera dans l’escarcelle de la C.A.D. puisque des esprits bien pensants ont décidé de retirer cette prérogative des mains des Maires. Dorénavant donc en cas de problème, comme pour les poubelles, on se battra contre une entité à l’organigramme très obscur sans pour cela parvenir toujours à avoir affaire à un interlocuteur compétent et à l’écoute !
Toute l’opposition s’abstient mais le Maire, lui, proclame alors un vote à l’unanimité ! Manière ironique de se faire plaisir sans doute, puisque la légalité s’écarte là du sens de ce mot dans notre belle langue.

Service public d’assainissement
M. Meyer : Vous étiez au contentieux avec le maître d’œuvre de la nouvelle station d’épuration .
Le Maire:On ne sait pas où on en est (???), j’ai l’impression que le maître d’œuvre en question ne veut peut-être pas poursuivre. Comment, pourquoi, quelles sont les raisons de cette « impression », mystère. En attendant, l’ancienne station qui devait être détruite ne l’est toujours pas et ses bassins de décantation sont depuis des années le refuge de colonies de moustiques. Tous les étés, la Région et le Département nous rebattent les oreilles au sujet des dangers que représentent ces mêmes moustiques, mais à Lorgues dans cette belle cité gérée par M. Alemagna, l’élu ignore tout cela avec sa superbe habituelle et peu importe ce que disent les lorguais qui résident dans ce quartier et les risques qu’ils encourent !
Ce budget est accepté tout comme celui des pompes funèbres. On évitera là le sujet qui fâche, le corbillard de la Commune, dont l’état est plus que désastreux car sa carrosserie est lentement mais sûrement détruite par la rouille qui l’envahit.

Prix et qualité des services de l’eau et de l’assainissement
L’opposition s’étonne de constater que la quantité d’eau achetée au Syndicat d’Entraigues augmente de façon significative et que le rendement réseau est de plus en plus faible puisque l’on passe de 70 à 57 %! Explications plus qu’étranges du premier magistrat qui fait alors un savant mélange entre les fuites chez les particuliers et celles propres au réseau de la Commune. Ses explications hésitantes nous apportent la preuve de sa méconnaissance du dossier en question au lieu de laisser répondre l’Adjoint qui siège au même syndicat et qui suit de près les travaux que l’on « l’autorise à mener ».

Acquisition d’un terrain par voie d’expropriation
Il s’agît d’un terrain où des maisons se sont écroulées, Rue des Quatre Coins. Cela donne lieu à un échange très vif entre le Maire et M. Formé de l’opposition, ce dernier voulant inciter M. Alemagna à augmenter la somme proposée au propriétaire (15 000€) pour lui acheter son terrain, ce qui mettrait peut-être fin à une situation insupportable pour les riverains ajoute-t-il. Le Maire prétend alors ne pas connaître le prix demandé, puis les échanges augmentant d’intensité finit par lâcher : 60 000€ !!!
L’insistance de M. Formé et les termes qu’il emploie semblent quelque peu faire perdre pied à son interlocuteur avant que la discussion ne s’arrête. On ne saura donc pas très bien quel sera le niveau de la proposition du Maire au propriétaire, qui refuse de vendre du fait de la maigre somme qu’on lui propose.

En fin de séance il sera question du stade Turchi depuis des années dans un état absolument inacceptable sans que l’on sache, là non plus, où l’on en est sur le sujet.
L’amateurisme semble de plus en plus être le qualificatif qui convient le mieux à un Maire qui après une dizaine d’années devrait à minima posséder ses dossiers sur le bout des doigts et les gérer de main de maître. Nous en sommes hélas très très loin, trop loin…

Des illuminations de Noël plus que surprenantes…

Si les décorations réalisées par les enfants ont eu les honneurs de la presse (V-M du 12 décembre) il serait plus que présomptueux d’attendre qu’il en soit de même pour celles mises en place selon les consignes de la municipalité, Maire en tête. En effet et bien que l’on ait fait l’acquisition d’une très onéreuse nacelle qui devait permettre d’une part d’entretenir l’éclairage public, d’autre part de faciliter le travail des employés communaux pour l’installation de décors, guirlandes lumineuses, etc. et enfin d’économiser des dizaines de milliers d’Euros (sinon des centaines de…), le résultat n’est pour le moins pas à la hauteur des prétentions de notre cher édile. Nous savons bien qu’il y a très loin entre ses déclarations toujours tonitruantes et les réalisations effectuées, mais là on frôle le plus triste dénuement.

En dehors de l’Avenue de Toulon, de l’Avenue Allongue et de l’axe principal passant devant la Mairie (Boulevards République et Clémenceau), on cherche vainement à comprendre la logique de cette installation dite de fêtes.

On aurait pu s’attendre à ce que tous les axes importants conduisant au centre ville rivalisent de scintillement de façon à inciter le chaland à pénétrer au cœur du village. Las, ainsi que l’on en jugera sur les photos jointes, que ce soit la Rue Amiral d’Entrecasteaux ou le Boulevard de la Libération au Nord, l’Avenue des Quatre Pierres à l’est, ou les Boulevards Frédéric Mistral ou Jean Gavot au Sud , rien ou presque !

En centre ville c’est encore pire puisque la Rue Courdouan et la Place Accarisio sont très mal éclairées et, qui plus est, ne bénéficient non plus d’aucune illumination. Il semblerait que la conception qu’a notre premier magistrat de sa fonction c’est de prétendre être à la hauteur des évènements en se contentant d’être présent sur toutes les photos de la presse locale, qu’il soit question de l’inauguration d’un obscur parking dans une ville voisine ou de tout autre évènement majeur du même ordre…

La communication bien sentie ne se satisfait pas de la nomination d’une Adjointe à laquelle on ne laissera aucune marge de manœuvre mais consiste bien évidemment à bien « vendre » son village et pas sa propre personne…

Pigeons,pas toujours de la famille des columbidae…

Dans son édition du 6 décembre Var Matin nous informe que la municipalité de Draguignan va enlever les deux pigeonniers qui nécessitaient un entretien permanent et qui dans le temps se sont montrés inefficaces puisque les pigeons n’y pondaient plus. La ville va donc vendre ses pigeonniers… Notre commune est-elle intéressée pour sauvegarder entre autre, le nouveau dallage blanc de la Place Neuve qui avait fait dire à l’architecte urbaniste Cécile Aubert : « le problème des pigeons ? Coupons les arbres !Plus sérieusement je pense que le projet de pigeonnier jouera son rôle très tôt et pas uniquement pour cette place bien sûr. Car les pigeons sont un fléau dans la ville… »
Pour mémoire, notre maire s’était engagé à lutter contre la prolifération de ces colombidés.
En 2010, deux pigeonniers furent installés. Ils devaient permettre de maîtriser la population des oiseaux en régulant les naissances par récupération des œufs en les échangeant avec des fictifs !!!( Lorgues Info n°7)
Deux pigeonniers furent donc budgétés à hauteur de100 000 € par la commune sans que l’on sache à cette époque qui allait s’occuper de leur maintenance. (Un nettoyage régulier est nécessaire pour pouvoir fidéliser les pigeons.)
Mais comme nos chers oiseaux boudaient ces nouveaux lieux de villégiature gracieusement offerts par la municipalité, une réponse à une question posée en Conseil municipal du 23 mars 2013 fut donnée par le Maire pour justifier un marché de 6500€ concernant l’entretien des deux pigeonniers, il précisait que ce marché permettrait entre autre de mettre des pigeons reproducteurs, ce qui avait provoqué un fou rire général parmi l’assistance. Qui pouvait croire en effet que ces nouveaux arrivants ne viennent pas grossir les rangs des pigeons déjà locataires des places et rues lorguaises ?
En regard de l’analyse faite par la commune de Draguignan, nous pouvons donc nous poser la question de savoir si toutes les mesures telles entretien, alimentation des pigeons, nettoyage et remplacement des œufs sont bien effectuées et se montrent efficaces face à la multiplication des pigeons sur notre commune. ?

Puisque nous parlons de pigeons et que notre cher édile a jugé bon, malgré un budget excédentaire, d’augmenter les impôts locaux sous le prétexte que « les autres font pareil ». nous nous demandons bien comment il va maintenant compenser la perte pour ce même budget de la taxe d’habitation ?

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