Conseil Municipal du15 septembre 2017

Ce Conseil Municipal de rentrée aura été d’un intérêt plus que relatif. La majorité des points prévus en effet à l’ordre du jour ne pouvait guère fournir matière à discussion.

On aurait pu s’attendre à un développement sur le point 2, création d’emplois, car il s’agissait là de l’avancement des personnels de la Police Municipale. Le Maire se contentant de remarquer qu’il ne s’agissait pas de créations au sens strict du terme, l’opposition manquait peut-être l’occasion de poser une ou deux questions pertinentes. Si les effectifs n’augmentent pas en effet, on peut cependant se demander si, dans un avenir assez peu éloigné, tous ces agents ne se retrouveront pas au même grade quelque soit par ailleurs leur niveau de compétence et d’efficacité…

Au point 5, Modifications des statuts du Syndicat Mixte de l’Énergie des communes du Var, M. Meyer aurait bien voulu, lui, en savoir un peu plus sur les compétences de notre Commune. M. Alemagna, qui possède parfaitement le don de l’esquive ironique, tourna en dérision la question posée tout en évitant d’y répondre clairement. Cette technique lui permet toujours de faire rire ses partisans mais consacre hélas le niveau zéro du débat ou de l’information démocratique. A propos d’information, on se demande également bien pourquoi l’épisode des voitures brûlées n’a pas fait l’objet du moindre compte-rendu. Que la presse, sur demande sans doute, n’en parle pas pour éviter de faire de la publicité à ce genre d’acte inqualifiable soit, mais ne nous leurrons pas, un tel geste en pleine ville est dans toutes les bouches et le passer ainsi sous silence ne servirait-il donc qu’à ne pas détériorer la « statue du Commandeur » à travers son bilan?

Ainsi va la vie communale à Lorgues et la lecture, d’un intérêt plus que relatif, de la liste des décisions du Maire au point 6 ne pouvait en aucun cas éveiller l’attention de l’assistance. En la matière, on attend d’ailleurs depuis des lustres qu’un point un peu sérieux soit fait sur toutes les actions en justice menées par la commune et ce n’est pas une approche plus que vague des sanctions qui ont soi-disant frappé les auteurs de dépôts sauvages d’ordures qui peut y changer quoi que ce soit. Il suffit d’ailleurs de faire le tour de nos rues et chemins pour se rendre compte que la dissuasion dont on se vante est très loin de faire preuve d’une quelconque efficacité.

Mais l’important, après tout, n’est-il pas que notre cher premier magistrat soit en bonne place grâce aux très nombreuses photos qui illustrent, sur la revue municipale ou sur les pages du quotidien local, la « vido vidanto » à Lorgues.

À défaut d’être, paraître compense sans doute l’absence totale de grands projets…