Les chiffres de M. ALEMAGNA…

Dans VarMatin  du 25 avril, M.ALEMAGNA se dit satisfait du score réalisé par le FN (28;39%) Il déclare que ce dernier avait fait 12% de plus lors de l’élection Régionale  (soit 40% environ des suffrages exprimés.) ce qui est exact, mais…                                          Mais, par sa déclaration, il veut faire croire à un recul de l’électorat frontiste à Lorgues ce qui est faux, car cet électorat reste constant en nombre de voix. Au premier tour, pour les élections des Régionales de 2015 et celui de cette  élection Présidentielle le nombre d’électeurs  pour les candidates du FN reste inchangé à 1 voix près ( 1602 voix pour Mme Marion Marechal LE PEN en 2015 et 1601 voix pour Mme Marine LE PEN en 2017)

 Comme le prouve l’exemple ci-dessous, il est pour le moins hasardeux de se baser sur les pourcentages exprimés pour essayer de prouver ce qui n’est pas.                               La preuve en est qu’un candidat du même parti politique L.R. peut obtenir un pourcentage bien supérieur avec un nombre d’électeurs bien inférieur:

En 2015, M.ESTROSI avec 1309 voix réalisait 32,68 % alors qu’en 2017  M.FILLON réalise avec 1405 voix seulement 24,79% …..                                                                                             

Suivant l’analyse de M.ALEMAGNA son parti L.R. serait donc en chute libre à Lorgues…..

 

Conseil municipal du 12 avril 2017…

En début de cette séance qui pourrait marquer par son atonie, M. Jean-Bernard Formé, s’appuyant ainsi sur le Code général des collectivités territoriales – Article L2121-5, demande au maire de se prononcer sur l’absence répétée de Madame Thuillier aux Conseils Municipaux. M. Alemagna répond qu’il a reçu à sa demande cette Conseillère Municipale et qu’après les explications de cette dernière il ne juge pas utile de prendre de décision en ce domaine. Notre cher Maire fait là la preuve qu’une fois de plus qu’il est incapable de jouer le rôle qui devrait être le sien. L’esquive semble être sa seule tactique. Il accepte donc tout simplement que certains membres de cette assemblée choisissent de n’y plus venir.

L’étude du budget débute ensuite comme d’habitude par une longue litanie de codes et de chiffres lue par l’adjointe aux finances sur le ton monocorde dont elle ne se départie jamais. Il en ressort que sur un total de 13.644.100€ le fonctionnement est de 9.894.100€ (73%) et l’investissement de 3.750.000€ (27%)
Madame PARODI, seule à demander la parole, s’étonne alors que les travaux du stade Turchi, comme ceux de la vieille ville pourtant prévus ne soient pas inscrits au budget. Le maire, faisant comme à son habitude dans la diversion, commence sa réponse en naviguant sur un tout autre registre allant de la solidarité aux pénalités infligées pour le non respect de la loi SRU en matière de logements sociaux en passant par le prix de la cantine inchangée depuis 2008 , les nouveaux rythmes scolaires (T.A.P.) le repas des anciens et le fait que la Collégiale ne sera vraisemblablement pas ouverte pour le Noël prochain. Vient enfin la réponse tant attendue et bien évidemment parfaitement creuse pour préciser qu’en ce qui concerne le stade Turchi les études sont en cours pour une réalisation annoncée en 2018 !!!!Celle-ci devrait comprendre une salle de gymnastique, un terrain de sport collectif etc., tout cela financé par l’emprunt, une dotation de l’État et une de la Région.
Les travaux du chemin de l’Étang bénéficieront, eux, d’une subvention de 200 000 € de la Région.

Pour l’ensemble de ces projets, le total des subventions de l’État, de la Région et du Département devraient donc s’élever à 600.000€.
M. Meyer reconnaît que le déclenchement des travaux peut-être parfois retardé du fait de délais administratifs contraignants mais qu’en ce qui concerne le stade Turchi 1 an d’étude supplémentaire qui fait suite à 4 ans d’attente alors que tout cela était déjà fixé lors de l’ancienne mandature est plus que surprenant !!! Il s’étonne de plus qu’aucun crédit ne soit inscrit en 2017 comme le prévoit le texte sur l’accessibilité aux lieux publics…
Le maire jamais en retard d’une réponse hors sujet voudrait que lui soit précisé le rapport avec le projet de Turchi ?
M. Meyer se voit donc contraint de se plier à cette exigence bien incongrue en répondant : « Dans les projets d’amélioration à l’accessibilité était inscrit le stade Turchi ».
Réponse encore une fois bien insatisfaisante du Premier Magistrat : « l’accès aux lieux publics ( E.R.P.) est une obligation à part, maintenant pour Turchi il faudra en tenir compte..
M. Meyer essaye bien d’obtenir, mais en vain, une réponse concrète mais il s’entend alors rétorquer : « Je vous parle des E.R.P. et vous me parlez de Turchi ».
Seul de toute l’assemblée, le Maire n’a sans doute pas compris que pour le stade Turchi deux questions sont posées. Un, quid des réalisations imposées par la loi quant à l’accessibilité dans les Etablissements Recevant du Public (ERP), deux, pour quelle raison faut-il rajouter un an d’étude après quatre ans de sur place et de discussions oiseuses sur le sujet ?

S’en suit alors un dialogue de sourd car le Maire est maître dans l’art de fournir une réponse à tout sauf à celle que l’on attend, c’est à dire une prise de position claire et précise. Hélas, il en est tout à fait incapable comme d’arrêter son choix sur le candidat à soutenir fermement pour l’élection présidentielle.

Florilège des explications du Maire aux remarques de l’opposition :

M. Meyer : « Vous essayez de noyer le poisson, regardez à la ligne 156, il y zéro de crédit inscrit »…
Le maire : « Vous essayez de faire croire qu’on fait tout et n’importe quoi alors que vous, vous n’avez rien compris… »
Meyer : « Vous vous gargarisez d’avoir un auto financement d’1millon d’€ et vous faites enfin un emprunt pour financer des projets. Cela ça fait des années que l’on vous dit de le faire du fait de taux particulièrement bas mais vous augmentez malgré tout et contre notre avis, la fiscalité.
Le maire : « Nous avons attendus que la dette soit éteinte »…
Explication plus que risible lorsque l’on sait que la dite dette ne représentait que quelques dizaines de milliers d’Euros par an…
M. Meyer : »Avec un excédent de fonctionnement qui sera de 3.128.00 € cette année et une trésorerie de 6.641.000€, il fallait bien évidemment encore augmenter les impôts (rires dans la salle)…                                                                                                                     Le maire : « Une fois encore vous n’avez rien compris »…

Technique éculée du Maire, d’essayer (mal) de faire dans la dérision lorsque l’on est incapable d’avoir un raisonnement structuré.

Le budget est accepté par la majorité toujours aussi imperturbable à bord d’un navire qui prend l’eau de toute part et par les 5 votes contre de l’opposition présente.

Votes divers :
Subventions aux associations sont acceptées avec 1 abstention.
Budget de l’eau : 1 abstention, 3 voix contre.
Budget des Pompes Funèbres : Accepté à l’unanimité.

Ainsi va la vie communale à Lorgues, les Conseils Municipaux se suivent et se ressemblent et, même dans les supporters d’un Maire quelque peu dépassé dont les rodomontades ne parviennent plus à masquer la vacuité du raisonnement, une certaine lassitude se fait jour. Un des rares exemples sans doute de fumée sans feu que toutes ces explications plus qu’ hasardeuses d’un édile qui se noie et tâtonne à la recherche du rameau qui va l’empêcher de sombrer.

lorguesnet.fr

Vous avez dit de même strate…

En cette période de budgets, notre maire qui aime faire référence aux communes de même strate, nous porte à vérifier ses affirmations selon lesquelles nous serions bien  lotis en matière fiscale.
En prenant pour exemple la commune des Arcs souvent citée, nous constatons que son imposition locale reste inchangée à 13,02% alors qu’à Lorgues le taux déjà supérieur qui était de 13,13% passe à 13,52% .

Autre comparatif, en ce qui concerne les associations locales : les subventions s’élèvent
183 000 € aux Arcs contre 270 000 € à Lorgues. Si l’on soustrait les 90 000 € attribués à « Lorgues en Fête » association créée pour l’organisation des activités festives de la commune, tout comme l’était en son temps « Lorgues Animation Culture », les subventions sont très semblables.

En plus de l’augmentation du taux de la taxe d’habitation, un emprunt d’1,5 M€ va être réalisé alors qu’en 2014, Mr Alemagna déclarait avoir 6M€ dans les caisses et était fier de réaliser des projets sans augmentation de l’impôt et sans avoir recours à l’emprunt.

Evidemment, aujourd’hui on pourra toujours nous dire que les taux bancaires sont au plus bas et que l’emprunt permet la réalisation de projets, mais puisque que contrairement aux autres communes, aucun projet pour Lorgues ne figure au budget 2017 de la CAD  dans l’aide aux projets des communes* , cela parait pour le moins incompréhensible, tout comme cette promesse d’un jumelage avec une commune européenne annoncé lors de la campagne 2008, réactualisé lors de la campagne 2014 et toujours pas réalisé…serait-ce là encore une promesse de gascon ?.

*source « Dracenie mag »n°46