Panneaux publicitaires

Quand le maire se décidera-t-il enfin à faire respecter la loi ?

Rappelons en avant-propos que les sept dernières années nous poussent à craindre que l’incapacité de notre premier magistrat à ce faire soit totale. Sachons donc rester plus que modestes dans nos attentes conscients que nous sommes que, chez lui, l’électoralisme forcené l’emporte forcément sur toute autre considération, serait-ce même sur le respect de la loi.

Normalement, depuis le 13 juillet 2015 nos entrées de ville devraient connaître un tout autre visage. En effet, une avancée du Grenelle de l’environnement en matière d’affichage précise que les panneaux publicitaires qui fleurissent à l’approche de nos localités auraient dus disparaître dans les 5 ans. (Loi promulguée le 3 août 2009 par Mr. Sarkozy ancien chef de l’État et actuel Président du parti politique auquel appartient M. Alemagna.)

« On peut se moquer des Grecs, mais la loi en France est bafouée comme nulle par ailleurs en Europe » fait d’ailleurs remarquer M. Delahousse, le président de l’association Paysages de France.
Ajoutons que, si rien n’est fait pour sanctionner de tels agissements, notre beau pays devrait, dans un futur proche, pouvoir bénéficier du glorieux qualificatif de « république bananière »

Amis lecteurs, prêtez attention à cette véritable pollution visuelle qui sévit aux abords de Lorgues. Quel que soit l’itinéraire emprunté, chacun rivalise en panneaux de dimensions toujours plus grandes. Le laxisme qui, en matière d’application de la règlementation, règne autour de notre agglomération, atteint un niveau ahurissant. On aurait pu penser qu’après le vote d’une loi on intervienne, avant de se soucier des anciennes pancartes, du moins en s’assurant qu’aucune nouvelle ne s’ajoute à ce qui existait déjà. Hélas, tous les espoirs ne pouvaient qu’être déçus.

Quel que soit le sujet traité, la méthode est connue. A grand renfort de presse, qu’elle soit locale ou bien sûr communale, les effets d’annonce se suivent et se ressemblent. On décrit le trouble à l’ordre public et l’on cite les sanctions exemplaires que l’on prétend être prêt à prendre face aux contrevenants. Cependant, et il suffit d’ouvrir les yeux pour le constater, rien ne change car l’on se garde bien de donner la moindre consigne de mise en œuvre de moyens de contrôle ou même de répression. La poussière de l’actualité recouvre alors bien vite ces promesses à visées électorales et l’on passe au sujet suivant sans la moindre vergogne.

Nous reprendrons donc cette maxime :
“Nil desperandum”
« Il ne faut désespérer de rien. »
et espérons avec vous que notre maire qui se dit être très soucieux de l’image de notre entrée de ville (comme le prouve l’harmonie paysagiste du rond point de « La Médaille Militaire » ou se mêlent oliviers bonsaïs et une cigale posée sur ce qui semble bien être un pin, dont une pomme, défiant les lois de la pesanteur, pointe non pas vers le sol mais vers l’azur), va en matière d’environnement agir et faire respecter la loi… À moins qu’il ne veuille éviter de froisser des annonceurs espérant s’en attirer ainsi les bonnes grâces lors de votes futurs lorsqu’il lui faudra alors s’efforcer de compenser, entre autres, la minceur d’une escarcelle réduite à l’épaisseur d’une peau de chagrin.

lorguesnet.fr

Merci…

Merci du soutien qu’ont manifesté certains « blogueurs » quant à la qualité et à l’intérêt de notre site.
Nous nous efforçons en effet d’être honnêtes et de n’avancer que des faits avérés que nous pouvons étayer lorsque besoin est. La « couleur » politique ne définit pas non plus notre travail, du moins espérons-nous-le.
Prétendre que les commentaires que nous publions sont écrits par un, voire des gens aux ordres est du plus haut ridicule et une telle argutie ne peut venir que de personnages très proches d’un site qui fait la démonstration depuis des années de la vacuité d’un tel procédé.

C’est la raison pour laquelle nous publions certaine prose voulant ainsi montrer à nos fidèles lecteurs comment savent être retors ceux que nos publications gênent au plus haut point et la pauvreté de leurs interventions. Mais, ainsi que nous l’avons écrit, nous nous efforcerons toujours d’éviter de leur servir de tribune, laissant cela à d’autres.

La polémique ne sera jamais notre fort, seul l’intérêt d’une commune qui nous est sans doute beaucoup plus chère qu’à de nombreux soutiens inconditionnels de la municipalité en place nous guide. Nous préférons ne pas être suivis, ou même élus pour certains d’entre nous, en disant les choses telles qu’elles sont plutôt que de sacrifier à un électoralisme qui ne fait que discréditer beaucoup de « politiciens » depuis de trop nombreuses années.

lorguesnet.fr

Bilan estival…

Un an après sa brillante élection, le maire semble, les vacances venues, se trouver fort dépourvu… Nous ne voyons, ni n’entendons plus certains adjoints qui ne se privaient pas lors de la précédente magistrature de faire chorus contre les « dissidents ». Il faut bien le reconnaître aujourd’hui, ces derniers faisaient preuve de la plus grande clairvoyance dans l’analyse des outrances et de la vacuité des capacités du premier magistrat. D’ailleurs, sous le manteau, certains des conseillers actuels ne se privent pas, faisant ainsi enfin preuve d’une certaine honnêteté intellectuelle certes un peu tardive, de concéder leurs erreurs d’alors…
Sur les photos officielles de la propagande locale, seule visible, une poignée de fidèles (que certains nomment triumvirat) forme sa garde rapprochée. Les autres servant de faire valoir, simplement là pour lever la main lors des votes au Conseil Municipal.
En dévoilant son équipe, M. Alemagna pouvait pourtant être fier d’avoir réussi à réunir autour de lui un ensemble de personnes peu susceptibles de jamais s’affranchir de la doxa du maître. Ceux qui, prenant rapidement en compte l’incapacité totale du Maire à déléguer au sens propre du terme voire à diriger intelligemment tout simplement, l’avaient d’ailleurs quitté avant même que la moitié du précédent mandat ne soit écoulé.

Malheureusement, la marche à gravir pour prendre ses responsabilités semble toujours être aussi haute. Faut-il voir là uniquement l’attrait du maigre intérêt financier que représentent les indemnités, ou la proximité du « pouvoir » ? La question se pose de plus en plus.
Ceux qui, à une certaine époque, prétendaient préférer « lutter de l’intérieur » et ne pas associer leur voix à celle de l’opposition n’ont, semble–t-il, réussi qu’à conserver leurs indemnités. D’autres qui, se mettant en retrait, n’ont en effet pas le courage de franchir le pas, prétextant vouloir ainsi éviter la fragilisation d’une majorité qui n’existe plus que sur le papier. Des bruits courent actuellement au sujet d’une prochaine défection… Sera-t-elle enfin l’élément déclencheur de l’effondrement de cette unité de façade et salvateur par là des intérêts de la Commune ? Après tant de déceptions, on n’ose l’espérer.

Pour conclure, nous analyserons les tentatives du Maire de voir reconnaître par ses pairs la place qu’il juge devoir être la sienne au niveau départemental voire régional. Après les échecs essuyés lors de ses deux dernières tentatives, l’une face à M. Barthélémy Mariani pour le poste de Conseiller Général et l’autre dans le choix fait par ses « amis » face au maire de Vidauban pour celui de Conseiller Territorial, voilà maintenant qu’il souhaite rebondir lors des prochaines élections régionales. En la matière, ses chances de succès paraissent être proches de zéro. Manifestement, il aurait bien du mal à convaincre car, au sein même de son propre parti « les Républicains », il semble très loin de faire l’unanimité. Peut-être est-il d’ailleurs plus approprié de parler de rejet à son égard, car certains seraient même aller jusqu’à intervenir à Toulon pour lui mettre des bâtons dans les roues…

Augurerons-nous grâce à cela d’une prise de conscience de la situation actuelle qui permettrait alors ce franchissement tant redouté du « Rubicon » ? Seul L’avenir nous le dira.

“Nil desperandum”
« Il ne faut désespérer de rien. »

lorguesnet.fr