En fouillant dans les poubelles…

La propriété des Pères Assomptionnistes…

On aurait pu croire l’affaire enterrée, mais elle revient sans cesse comme le serpent de mer et tout particulièrement lors du dernier conseil municipal.
Le maire, à défaut d’un programme crédible et qu’il pourrait enfin réaliser, tente de justifier sa politique financière grâce à de grossiers subterfuges destinés à brocarder ses opposants. Ainsi, de la possible acquisition de cette propriété qu’il remet brutalement sur la table.
À M. Meyer, qui lui faisait remarquer que cet achat ne nécessitait pas obligatoirement des investissements immédiats, M. Alemagna qui aime sortir de son chapeau des chiffres que, tel le bonimenteur, il cite sans jamais les justifier, invoque de nécessaires travaux et les coûts engendrés par le personnel de gestion nécessaire au fonctionnement d’une telle structure … Sa formation personnelle ne lui permettant pas de se risquer à une analyse bien connue: thèse, antithèse, synthèse, il évite avec le plus grand soin d’aborder le sujet des remarquables possibilités qu’offrirait cette belle propriété dès son achat par la Commune.

En réalité, pour bien comprendre, il faut revenir en arrière.
C’est au cours d’un des premiers conseils municipaux de la précédente mandature que le Docteur Broussard, alors Conseiller municipal d’opposition, parla de la mise en vente de cette propriété, évoquant tout le bénéfice que pourrait en tirer la commune si elle en devenait propriétaire.
Comme à son habitude M. Alemagna s’engouffra aussitôt dans la brèche ouverte par cette annonce, ne manquant pas d’essayer de s’en présenter comme l’instigateur.
Après une visite de la propriété, l’engagement fut pris de s’en porter acquéreur ainsi qu’en témoigne la publication faite dans le journal municipal n°6…

Le temps passe puis, sans doute effrayé par sa propre audace et pensant ne pas pouvoir faire face, tous les prétextes sont évoqués pour faire machine arrière. Alors que notre cher Maire s’était assuré de l’accord du Conseil Municipal pour l’achat de cette propriété, on apprend un jour qu’il a décidé de son seul fait d’y surseoir, en ne livrant là aussi aucune analyse pertinente qui aurait pu permettre de comprendre cette décision !!!

Voilà donc comment un maire qui se targuait d’avoir une confortable « cagnotte » de 6 millions d’euros, se vante maintenant de ne pas avoir écouté ceux qui voulaient acheter cette propriété, allant même jusqu’à prétendre que cela aurait conduit à une catastrophe financière, car la commune aurait été forcée d’emprunter pour cette réalisation !!!

M. Alemagna ne changera donc jamais. Après chaque décision, qu’il s’agisse de la carrière des Brunettes, du projet d’accrobranche, de l’antenne relais au stade Turchi ou encore de la tentative de réduire la vitesse dans l’Avenue des Quatre Pierres/Route de Draguignan il lui suffit d’être confronté à quelques opposants ou à une évocation des difficultés que représenterait un projet tel celui dont nous venons de traiter pour que « l’on brûle ce que l’on a adoré » jusque-là, allant aussitôt de reculades en abandon de projets en se complaisant ainsi dans ce rôle de timoré qui lui sied si bien et qui l’autorise à toujours choisir la voie la moins semée d’embûches, même si l’intérêt général doit en pâtir…

Pour conclure, nous rappellerons au Maire qu’avoir de la mémoire ne signifie pas « fouiller les poubelles » et que si jamais il devait parvenir un jour à racheter cette propriété des « Pères Assomptionnistes », ainsi que certaines remarques formulées lors du dernier Conseil Municipal le laissent à penser, cela ne serait dû qu’à un concours de circonstances et certainement pas à son action car, à défaut de clairvoyance, il fait toujours preuve d’un bel opportunisme.

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Respect de la loi SRU…

Voilà qui risque de ne pas faire plaisir à notre édile qui fidèle à son habitude va sans doute essayer de  faire porter la responsabilité sur les autres.

Alors que M.Alemagna se plaint déjà d’avoir été pénalisé de 587.000 € sur les deux derniers exercices pour ne pas avoir respecté la loi (var matin du 4 juillet),  il est annoncé que les ministres du Logement et de la Ville ont envoyé  une « instruction » à tous les préfets de France pour mieux les encourager et pénaliser les villes récalcitrantes afin d’accélérer la construction de logements sociaux.
Les préfets doivent dresser dès cet été la liste des mauvais élèves. (Déjà en avril,Lorgues avait été citée dans la liste rouge des 218 villes qui ne respectaient pas la loi )                Les Préfets sont donc invités à sévir pour faire respecter la loi SRU qui impose 25%  de logements sociaux pour les villes de plus de 3500 habitants en province.
Les Préfets pourront user de plusieurs sanctions : préemption des terrains, signature de permis de construire à la place des maires, et majoration des pénalités jusqu’à cinq fois. Les communes qui appliqueront la loi pourront signer des contrats de mixité sociale* avec l’Etat.                                                                                                                                      Si les menaces ne fonctionnent pas,le ministre de la Ville Patrick Kanner envisage même de s’inviter par surprise dans les villes récalcitrantes pour les montrer du doigt.                                                                                                                          Pourquoi le maire n’a-t-il pas tenu ses promesses de 2008 concernant  la préservation et l’amélioration du cadre de vie et donner une cohérence à la politique de l’urbanisme et de l’habitat, ainsi que la réhabilitation du centre ancien ? ( son programme de mars 2008 : Pour le changement  )                                                                                                             Relire les programmes antérieurs cela s’apparente-t-il à fouiller dans les poubelles ? Ou  comme le disait le défunt Charles Pasqua: « Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent »              

*La mixité sociale a été introduite dans le droit par la « Loi d’Orientation pour la Ville » du 13 juillet 1991.Elle doit permettre la cohabitation et la présence simultanée de personnes de nationalités, de cultures ,de catégories socioprofessionnelles et de tranches d’âge  différentes.                

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Conseil municpal du 26 juin 2015

Tout commence par un échange entre l’élu du FN et le Maire. M.Formé reprochant à ce dernier de présenter un CR qui élude complètement le fait que l’édile a levé la séance précédente sans répondre aux questions diverses (!!!). Estimant de ce fait que le Maire traite les représentants FN élus démocratiquement comme de « sous élus », les 2 élus FN quittent la séance.

Après cela, M.Alemagna revient sur la question posée par l’opposition (Meyer) à laquelle il n’avait pas répondu prétendant ne pas en avoir eu connaissance…..Pour lui, il n’y a pas de problème, le Préfet ayant accepté le CA de l’époque tout va bien. Il conseille à M. Meyer d’arrêter de fouiller dans les poubelles comme le faisait les autres pour ressortir un procès concernant un fait datant de 2012… car ce qui intéresse les lorguais c’est aujourd’hui… Nous nous permettrons d’ajouter que la question posée par M. Meyer n’a donc toujours pas reçu le premier élément de réponse. Le Préfet, ignorant ces « détails » ne peut en l’état qu’accepter le C-R. Mis au courant de cet état de fait, voudra-t-il intervenir, c’est une toute autre histoire…
M. Meyer fait alors remarquer qu’il pouvait faire difficilement état d’un procès en date du 9 janvier 2015 avant d’en avoir eu connaissance… Il s’agissait de l’annulation d’une délibération d’alors concernant le compte administratif de la commune. Il est plus qu’étonnant de traiter ainsi, par dessus la jambe, de sujets d’une telle importance ! Mais pourquoi le maire se gênerait-il, lui qui n’en est plus à une outrance près, puisque les services de l’État font preuve, à son égard, de la plus grande des carences. Allons jusque au fond des choses, la première réaction d’un maire qui voit le Tribunal Administratif annuler certaines de ses délibérations, doit être de les faire revoter.
Pour quelle raison cela ne se passe-t-il pas ainsi à Lorgues ? Une fois de plus, décision de justice semble ne pas intéresser celui qui prétend être « le démocrate » par excellence…

Les remarques de l’opposition sont un florilège de ces sujets que le Maire élude, évite, voire ignore.
Exemple : faisant référence aux graphiques particulièrement clairs contenus dans un bulletin d’information distribué quelques jours auparavant par l’équipe de « tous pour lorgues » dans l’espoir d’alerter les Lorguais sur ce sujet d’importance vitale, M.Alemagna glisse une gentillesse dans le style dont il a le secret en prétendant: « dans le papier que vous distribuez, tout est faux »….
Persistant dans une habitude prise depuis sa réélection, le maire en fonction de ses intérêts, mélange allègrement les graphiques comparant Lorgues à d’autres communes de même strate, ou à d’autres communes de la CAD ou encore à des moyennes nationales !! Chemin faisant, il en profite pour reprocher à Mme Parodi (opposition liste Meyer) son analyse qui révèle une augmentation importante du budget fonctionnement par une phrase incroyable : « vous jouez avec les chiffres, mais on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres !!! » Il balaye ainsi d’un revers de langue particulièrement inepte et, du moins le croit-il, de manière très docte, un raisonnement parfaitement étayé et structuré, en profitant au passage pour ne pas répondre à la remarque. M. Meyer en profite pour lui rétorquer : « lorsque c’est vous c’est bien, mais pour nous c’est toujours mal !! »…

Ainsi, depuis fort longtemps, des sommes importantes sont prévues pour des investissements qui ne sont ensuite absolument pas réalisés. Comme il le prouve depuis 2008, il est permis de penser que notre Maire privilégie l’effet d’annonce sans lendemain au détriment d’une rigoureuse planification.
Autre remarque : le budget de l’assainissement qui fait ressortir un déficit important, compte tenu du nombre de foyers raccordés à la STEP et de l’incontournable nécessité de remboursement des emprunts. À ce sujet, nous nous souvenons d’ailleurs que notre premier édile a toujours prétendu que les Lorguais n’auraient pas à le faire. (vœux du maire à la population, janvier 2014). Sachant que dans le marché de la nouvelle station était prévu la destruction de l’ancienne, question était posée de savoir pourquoi cela n’avait pas été fait. Là aussi, émettant un raisonnement très hasardeux voire idiot, M.Alemagna rappelle que la décision d’annuler la démolition de l’ancienne station a permis de faire diminuer le prix de la nouvelle !!! En effet, chaque fois que vous n’effectuez pas les travaux nécessaires et ce, quels qu’ils soient, vous ne faites pas des économies, vous repoussez sur d’autres ce que vous devriez réaliser vous-même. Ne sachant plus très bien comment se sortir de cette impasse, ce maire qui ne trouve plus de limites dans son argumentation fantaisiste, prétend alors vouloir attribuer à l’ancienne station le rôle d’un bassin d’orage qu’il serait nécessaire de construire en amont de la STEP. Tout cela sous réserve d’accords avec l’Agence de l’Eau et que les coûts en soient supportés par un maître d’œuvre et un constructeur, tous deux en procès avec la commune!!! On peut bien sûr toujours rêver, mais tout cela ne semble pas devoir émouvoir le moins du monde la majorité, alors…
Au plus c’est brumeux et au plus, d’ailleurs, le premier magistrat semble satisfait d’explications auxquelles plus personne ne comprend quoi que ce soit. On sait bien que pour que cela fonctionne, et avant de faire assumer les coûts de la nouvelle station à de nouveaux abonnés, encore faudrait-il commencer par réaliser l’extension du réseau existant, mais c’est sans doute là, un raisonnement trop simpliste.
De toute façon il est urgent d’attendre, car l’on risque bien un jour de refiler le « bébé et l’eau de son bain » à la C.A.D…

Autre sujet qui fâche : les frais de fonctionnement qui dérapent complètement alors que le disponible (« la cagnotte ») s’amenuise chaque année. Réponse du Maire : « c’est normal, tout augmente ».
On lui pose la question de savoir combien coûte un écolier à la Commune, il est bien incapable de répondre ainsi que son Adjointe en charge évidemment, alors que l’on connaît tout cela pour d’autres villes voisines avec lesquelles nous passons des conventions à ce sujet. Faut-il rajouter qu’il est pour la même raison tout aussi impossible de savoir quel est le coût de revient effectif d’un repas servi par la cantine des écoles ? On facture donc au client une prestation que l’on ne fait qu’estimer. Drôle de façon de procéder pour un gestionnaire qui se dit exemplaire.

On terminera en évoquant le fait qu’une loi de 2010 qui fixe les règles d’accessibilité aux bâtiments publics par les handicapés n’est toujours suivie d’aucun effet, hormis une étude future (à charge de la C.A.D. bien sûr). Il est par contre évident que l’on va formuler une demande de dérogation en la matière, autre façon de renvoyer le sujet aux calendes grecques (on y verra là aucune analogie avec la situation quelque peu problématique de nos voisins hellènes!).

Le bouquet final réside sans doute dans la réponse du premier magistrat de la ville à M. Meyer qui lui demandait de convoquer la commission ad hoc (handicapés) pour y travailler. Après avoir tenu plus tôt dans la soirée le raisonnement selon lequel il avait absolument besoin d’une opposition « constructive et intelligente », il osa alors répondre quelque chose dans le style « ce n’est pas vous qui êtes aux affaires, il n’y a donc pas de raison de vous faire participer à une réunion sur le sujet »…

En conclusion, nous laisserons savourer par nos lecteurs toute la pertinence d’une telle réponse et avancerons qu’à notre humble avis, il n’y a pas meilleure façon de rendre compte de la conduite de la politique communale lorguaise.

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A propos de la Martinette…

Des prises de vue qui permettent de constater que ce chemin communal est, ces jours-ci encore, fermé à la circulation. L’arrêté pris, et que l’on peut considérer de complaisance, n’était valable que du 26 janvier au 26 avril 2015!!! Faut-il vraiment ajouter d’autres commentaires pour qualifier une situation inacceptable sur une voie publique?

Photos prises le dimanche 5 juillet 2015

Et dire que pour critiquer les élus de l’opposition, nous pouvons  lire sur le site qui soutient  le maire                                                                                                       Le chemin de la Martinette ? Sont- ils capables de lire sereinement les informations pourtant claires parues dans le dernier bulletin municipal au lieu de créer artificiellement des conflits et d’organiser la désinformation auprès de la population ?

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Dictionnaires…

Une lectrice nous a fait parvenir ce commentaire que nous publions en respectant son anonymat  bien volontiers… (lorguesnet.fr)

Selon la coutume, le maire a ainsi récompensé les élèves en fin d’année.
Cela n’a-t-il pas un petit parfum de suranné ?
Qui consulte à l’heure actuelle un dictionnaire pour une définition ?
Pourquoi ne pas donner une collection de porteplumes et de plumes
Sergent-major ?                                                                                                                     Ne serait-il pas actuel et plus ludique de le remplacer par un petit
Logiciel à charger sur l’ordinateur familial ?
Même si tous les enfants n’en n’ont pas un personnellement, quel foyer
n’en possède t’il pas ?
Le coté didactique serait double : à la réponse cherchée et trouvée,
s’ajoute la manipulation informatique, dont l’apprentissage commence avec
celui de la tétine sur le biberon !                                                                                             Aller, M. le Maire vos concitoyens savent bien qu’il ne faut pas trop vous
bousculer, la léthargie étant votre principale « activité », mais un peu de
nouveauté ne vous nuirait en rien.

7 ans de réflexion…

M. Alemagna s’est plaint des pénalités infligées par le Préfet pour le non respect de la loi SRU du 13 décembre 2000.
Pour ne pas avoir respecté cette loi, Lorgues fait partie des 218 communes françaises concernées carencées avec une place peu enviable dans les 9 plus mauvaises communes avec un taux de carence de 400%.
Il est toujours facile de projeter lors d’un Conseil Municipal des graphiques qui comparent Lorgues avec des communes de même strate, puis avec des communes de la CAD, de la région  et finir avec l’ensemble des communes de France en fonction de ce qui parait être le plus favorable. C’est ce qu’on appelle comparer des carottes avec des navets…
Pour faire reporter sur d’autres son impossibilité à réaliser les obligations instituées par la loi SRU, notre maire, troisième vice président de la CAD chargé de l’habitat et de la politique de la ville, devrait éviter de clamer que tous nos maux proviennent des diminutions des dotations de l’état et d’un gouvernement soutenu par une frange son opposition (sic). Il connaissait l’existence de ce problème depuis le début de sa prise de fonction, n’écrivait-il pas dans une lettre adressée à la population :

Au lieu de reprocher aux autres de fouiller dans les poubelles, il devrait plutôt fouiller dans sa mémoire pour se remémorer et relire ses engagements pris en matière de politique de l’habitat il y a sept ans. Comme tout homme politique digne de ce nom, il devrait se donner la capacité d’anticiper les problèmes de la commune…mais peut-être que l’adage d’Emile Girardin lui est totalement inconnu: gouverner c’est prévoir !!!

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