Conseil Municipal du 29 avril…

LE BUDGET EN QUESTION

Ce mardi 29 avril, séance du Conseil Municipal consacré au budget de la commune. Après quelques remarques sur le compte-rendu de la séance précédente, on rentre dans le vif du sujet. Beaucoup de détails fournis par l’adjointe aux finances qui ne prendra cependant jamais position lorsque des questions seront posées. Comme à l’accoutumée, le seul qui maitrise le sujet est le Maire et rien que le Maire. On en vient d’ailleurs à se demander pour quelle raison il donne ainsi des délégations puisque de toute façon, il tente de nous prouver à chaque séance que lui seul est en mesure de répondre. Il faut bien souligner les termes « tente de nous prouver » car, comme par le passé, il fait alors preuve de grand art pour ne pas répondre aux questions posées en se lançant dans des digressions plus ou moins bienvenues.
On restera bien sûr sur sa faim car les remarques pertinentes de l’opposition, que ce soit en matière de budget principal ou de budget annexe ne recevront jamais les développements attendus en réponse. On nous explique doctement être confronté à une baisse des recettes mais, comme au niveau national, pas la moindre trace d’une réaction devant cet état de fait. On aura compris que l’on n’envisage en aucune façon de « réduire la voilure » en matière soit d’investissement, soit de fonctionnement.
Que ce soit d’ailleurs au sujet des travaux prévus, des subventions accordées ou même de dépenses plus qu’approximativement définies dans des chapitres dits « divers », malheur à ceux qui osent réclamer quelques détails. On les traite de façon très cavalière et l’animosité des réponses nous prouve alors une seule chose, c’est que la pondération en est toujours aussi absente malgré une majorité assez écrasante pour se permettre de jouer les grands seigneurs à moindre coût…
On se rend d’ailleurs très vite compte que bien loin de susciter chez eux une certaine réflexion, cette façon d’agir semble combler certains personnages de cette même majorité qui tentent alors de se joindre à la curée en intervenant de manière peu glorieuse.

Nous conclurons en soulignant que certains avertissements formulés ce soir là et qui concernent l’évolution alarmante programmée des finances communales, résonnent aux oreilles de certains initiés qui ne se contentent pas, eux, de promesses qui n’engagent comme toujours que ceux qui les reçoivent.

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Elections à la C.A.D.

Nous avons un peu de mal, concédons-le, à appréhender la logique de ce qui se passe dans cette communauté d’agglomération dite « Dracénoise » communément appelée C.A.D. !! Suite aux dernières élections internes, on nous dit que l’ancien/nouveau Président, fraichement élu, garde, une énième place (!!??) de vice président au Maire de Draguignan.
Rappelons tout d’abord que la population de cette sous-préfecture s’élève à environ  40.000 habitants pour un peu plus de 100.000 à la C.A.D. et, qu’étant donné le « poids » de cette commune, il était jusqu’alors fort logiquement admis et pratiqué que le Maire ou un de ses Adjoints assume la présidence de cette communauté d’agglomération.

Les dernières élections législatives virent s’amorcer un changement d’importance. Notre propos n’est certainement pas de contester le fait que M. Olivier Audibert-Troin ait bien fait le job, loin de là. Cependant, lui faire cumuler ainsi une charge de député et de responsable d’une communauté d’agglomération de plus de 100.000 personnes ! ! !
Une des raisons qui l’ont conduit aujourd’hui dans l’opposition au conseil municipal de Draguignan, semble justement être le problème du cumul qui n’a pas paru recevoir l’agrément du dracénois moyen. Le député grâce au soutien d’un nombre important de maires, vient cependant d’être confortablement réélu à la C.A.D. .

Pour lui, le choix était certes difficile, presque cornélien. Il aurait pu soit ne pas se lancer dans la députation soit, car conscient entre autres de l’étendue de la tâche, refuser de se présenter à la C.A.D. Visiblement cette « hypothèse » n’a pas longtemps résisté aux « pressions » et on nous permettra de comprendre également la frustration de certains électeurs de la ville de Draguignan. Pour l’anecdote, nous citerons son « j’avais décidé de passer la main », prononcé aussitôt après sa ré-élection à la tête de la communauté d’agglomération…

Le camouflet ainsi infligé à la plus importante des communes de la Dracénie dont le territoire porte le nom est plus que d’importance. Quelle va être la réaction de son Maire ? Lui avoir pratiquement imposé de devoir se présenter pour lui reprocher aujourd’hui de ne pas tenir ses promesses manque peut-être un peu d’élégance ! Attendons…

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Politique locale et Conseil Municipal…

Avec ses 2712 voix, la liste UMP de C. Alemagna représente 38% des inscrits, en 2008 sa liste représentait 39% de ces mêmes inscrits. Cette stabilité cache en réalité une modification du paysage local.
En 2008 le clivage se résumait en deux tendances gauche-droite même si pour cette dernière il s’agissait en réalité d’une liste « apolitique » regroupant des conseillers d’horizons politiques différents. Le Maire a prétendu s’être séparé de « branches pourries », mais étant donné qu’il n’a jamais eu le courage de revenir sur des délégations attribuées à son adjoint aux finances par exemple, il semblerait donc bien que les seules branches qui méritent ce qualificatif soient celles qu’il a coupées lui-même lors de la confection de sa nouvelle liste !!!

Nous avons donc une municipalité qui, par le jeu du principe « diviser pour mieux régner », fait que l’opposition composée de trois courants, ne représente plus une force constructive et représentative de l’électorat qui ne se reconnaît pas dans les 38% des inscrits.

Hier encore nous pouvions lire sur un certain site « alémanesque » qu’une partie de l’opposition était stalinienne et une autre fascisante. Comment donc qualifier une majorité qui phagocyte toute la gestion communale ?

Cette situation donne à la représentation des 38% la faculté, comme l’exige l’édile, de faire peu de cas des règles démocratiques. Ainsi nous l’a-t-il encore prouvé lors de la dernière séance du conseil municipal en faisant voter des textes contraires aux lois, comme le fait d’interdire les enregistrements vidéo lors des Conseils Municipaux.
Avouons que tout cela n’avait rien pour nous surprendre venant d’un Maire qui ne s’est pas plus plié aux prescriptions d’un Préfet qu’à celles de la CADA, organisme qui lui a rappelé d’avoir à communiquer à ses administrés les documents administratifs qu’ils réclament.

Quelle peut être la réaction du citoyen face à ces dénis de démocratie de la part de ces organismes censés assurer un fonctionnement harmonieux de nos institutions, mais qui ne réagissent absolument pas lorsque leurs injonctions restent lettre morte ? Comment s’étonner que perdurent ensuite ces méthodes que l’on ne peut que qualifier de totalitaires ? Sur le plan national si les instances politiques se plaignent du désintéressement des citoyens pour la vie politique et la montée des abstentionnistes, à Lorgues ou nous semblions en être préservés, le désenchantement risque de naître rapidement, mêmes causes, mêmes effets. En constatant l’hégémonie et l’égo de l’édile et le fait que des élus de l’opposition votent des textes qu’ils avaient critiqué fort logiquement quelques instants auparavant, ceux qui espéraient des représentants fidèles à leurs engagements risquent fort, devant une telle inconstance, de leur tourner le dos. Leur seule excuse réside dans le fait qu’ils n’ont que peu, voire jamais assisté à un C.M. tout au long de la précédente mandature. Ils s’imaginent sans doute par leur attitude, s’attirer les bonnes grâces d’un premier magistrat qui leur a fait de belles promesses tout en fixant sur le papier les règles qu’il se chargera d’appliquer, le moment venu, en rétorquant alors à son opposition (très ponctuelle) qu’elle lui a donné par sa signature toute latitude pour le faire.

Force est bien de constater que lors de ce C.M. le seul groupe à avoir fait preuve de constance et donc de logique dans ses votes a été celui de M. Jean-Bernard Formé…

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Le fleurissement de Lorgues

Nous nous réjouissons du soin apporté dans ce domaine.
Toutefois, il serait judicieux et raisonnable de prendre en compte nos spécificités géographiques et climatiques, pour une efficacité accrue.
Les plantations qui ont été installées ne marquent pas leur originalité. Nous les retrouverions aussi bien à Tourcoing, qu’à Pau ou Neuilly-Plaisance.

Des végétaux plus endémiques tels que lavandes, romarins hauts ou rampants, sauges (il y en a de toutes les couleurs), cistes et autres, peu exigeants en soin et peu gourmands en eau, sont précieux à cultiver dans notre région, car plus personnels et surtout économiques en matière de ressources naturelles comme de main d’œuvre.
Alors que campagne est faite auprès des particuliers pour une vigilance permanente dans ce domaine, la commune se doit de montrer le bon exemple et ne peut se permettre de dilapider d’une manière irréfléchie les deniers publics.

On pourrait aussi envisager dans le même esprit dans certains endroits, des espaces zen : sable ratissé, galets, pierres plates, rochers, et conifères rampants.

Quant à la charmante idée du « Lorgues » fleuri en entrée de village, elle aurait pu aussi bien être réalisée avec des plantes grasses, plus économiques en besoins aussi et plus couleur locale. Il y en a des quantités ravissantes. .

Sans compter que tous ces exemples n’ont pas à être changés tous les 3 mois. Persistants en hiver, ils fleurissent même pour certains d’entre eux et ne doivent pas être systématiquement remplacés tous les ans, au contraire, beaucoup deviennent de plus en plus beaux.

Là encore un peu d’esprit pratique et d’à-propos serait le bienvenu et combien apprécié !

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Scoop

Ah ça mais, qui est le CHEF ici ?

Aux dernières nouvelles, notre nouveau-ancien maire projette d’annoncer durant son prochain conseil qu’il va se lancer dans une entreprise d’envergure courageusement pharaonique. Elle va changer et surtout faire évoluer notre bonne ville : lui faire faire non pas un pas en avant mais un bon pour le bien-être de la communauté et accroitre son prestige dans l’hexagone.
Alors que depuis des mois une chape de plomb s’est abattue autour de notre collégiale, en bon berger qui rassemble son troupeau, IL IMPOSE PAR DECRET DANS UN REGLEMENT INTERIEUR INSTAURE A CET EFFET, LE FAUTEUIL QUE DOIT OCCUPER CHAQUE CONSEILLER AUTOUR DE LA TABLE…Les siens à ses flancs de part et d’autre immédiate, les autres, la valetaille le plus loin possible – sans doute pour éviter toute contagion !
Voilà une décision, lourde de bon sens, qui – qu’on le veuille ou non – montre l’énergique hardiesse du premier magistrat dans ses projets hautement inventifs et aventureux… Toutefois, si ce n’est pas de la provocation, cela y ressemble fort.

Mais ce n’est pas tout : il décrète dans la foulée l’interdiction de tous enregistrements des débats qui pourtant, n’ont rien de secrets puisque publiques !
Il y a encore, de toute évidence, un abus de pouvoir éhonté qu’il veut au bluff, faire passer pour loi officielle. En espérant que tous goberont ses fantaisies arbitraires.
(l’article L. 2121-18 du CGCT, qui a conduit le législateur à prévoir la retransmission des séances par les moyens de communication audiovisuelle, fonde le droit des conseillers municipaux comme des membres de l’assistance à enregistrer les débats.)*

Il faut remarquer, que pendant qu’il a tous les droits, les autres n’ont que des devoirs.

C’est encore une fois faire peu de cas de la frange d’électeurs, qui s’ils sont 52% à encourager sa psychose paranoïaque, les 48 autres – qui ne sont pas pour autant quantité négligeable – peuvent se sentir outragés par tant de mépris et d’irrespect pour leurs représentants.
Il est le MAIRE et comme tel, son principal job est de réunir ses administrés et non faire preuve de ségrégationnisme en permanence.
Suite au prochain numéro pour le compte rendu du fameux conseil…

*Mr SARKOSY Nicolas, Ministre de l’Intérieur, en réponse à Mme Marie-Jo Zimmermann, Députée UMP, lors de la 12eme législature à l’Assemblée Nationale.( J.O. du 12/07/2005 page 6926 )

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Retour sur les élections municipales…

Le deuxième tour des municipales est passé, l’analyse que chacun des candidats consent à livrer ne satisfait bien sûr pas grand monde.

Autour de nous, les autoproclamés démocrates prétendent tous vouloir par avance connaître le résultat, forcément désastreux, de gestions futures conduites parfois par des candidats jusqu’à présent ostracisés.

Pour une fois, nous voulons bien conseiller à tous de lire l’édito de ce jour d’Olivier Biscaye directeur des rédactions de Var-Matin. Cette position est bien une des rares qui nous semble sensée. Après les déconvenues subies en matière d’information diffusée par la presse locale, nous avons d’autant plus de plaisir à souligner combien cette fois ce billet, s’affranchissant de toute analyse partisane, nous semble pertinent.

Plus égoïstement, concédons cependant que certains résultats du Var nous paraissent enfin présager de la fin d’une époque où le clientélisme dominait. Espérons en un renouveau d’où qu’il vienne, car c’est bien ainsi que nous verrons peut-être progresser la reconnaissance de la crédibilité et la confiance que les électeurs voudraient pouvoir placer en leurs élus. C’est bien la seule solution pour qu’enfin, nous retrouvions des taux de participation dignes d’une démocratie.

Pour notre part, la première séance de notre Conseil Municipal a été, hélas, conforme à nos attentes ! Ne désespérons pas, tout peut encore changer. Nous verrons si des échanges fructueux de l’ensemble des listes représentées pourront avoir lieu ou si, comme lors du dernier mandat et du fait du prince, elles resteront lettre morte annonçant alors de nouveau un spectacle désolant en matière de démocratie locale…

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