Conseil municipal du 12 avril 2019

Le principal sujet du dernier C. M. (01-03-2019) était le DOB (Débat d’Orientation Budgétaire) qui, à partir d’une analyse précise de la situation financière de la Commune et de l’évolution prévisible de celle-ci pour l’année à venir, permet de préparer un programme d’investissement cohérent (BP).
Ceci évidemment devrait être le schéma de fonctionnement pertinent présenté par une municipalité consciente des enjeux.

La suite et donc le BP (Budget Principal) concocté et présenté lors de ce C. M. du 12 avril ne correspond hélas pas à ce besoin et on s’ingénie à noyer le citoyen moyen dans une litanie de chiffres lus d’une voix monotone. On se demande bien pour quelle raison on installe un dispositif de vidéo-projection puisque l’on ne projette sur l’écran prévu qu’une quantité dérisoire de tableaux explicatifs.

L’opposition ne se laissera pas abuser qui, après cette présentation indigente, fera deux constats.
M. Formé : Seul projet d’envergure le stade « Turchi » qui sera sans doute près pour les prochaines élections municipales, mais pour une commune prétendument bien gérée, où sont une fois de plus les investissements structurants ???

M. Meyer quant à lui soulignera le fait que le BP devrait être constitué d’un ensemble de prévisions qui ne devraient théoriquement qu’être ajustées à la marge ce qui n’est absolument pas le cas à Lorgues depuis de trop de nombreuses années.
Exemple donné d’une incohérence renouvelée à chaque exercice, l’on prévoit des dépenses virtuelles couvertes par des emprunts virtuels. Le bilan des années passées laissant ainsi apparaître que seuls 25 % des dépenses envisagées le sont effectivement.

Cela n’empêchera pas le Maire de prétendre avoir une gestion saine et solide et un budget excellent. L’édile ne doit sans doute pas avoir déambulé depuis longtemps dans les rues de sa ville « préférée » car il aurait alors constaté que celles-ci, en dehors de l’axe principal bien sûr, correspondent plus à celles d’une commune très pauvre du tiers monde qu’à celles d’une commune « bien gérée » de cette magnifique région qu’est la nôtre… (Exemples particulièrement parlants, la rue de la Bourgade ou celle de la Trinité qui sont proprement indignes de l’image que nous voulons laisser)

Le sujet « Taux de la fiscalité locale » fut ensuite l’occasion d’échanges virulents car M. Formé s’imaginait pouvoir proposer une baisse de celle-ci. M. Meyer constatant, lui, une augmentation mécanique des impôts.
Le Maire faisait le même constat mais prétendait ne pas pouvoir les baisser tout en soulignant disposer d’un autofinancement qualifié de remarquable ! Comprenne donc qui pourra !

Avant le vote des subventions accordées aux associations, l’opposition eut le tort de demander d’une part (M. Auguste) pour quelle raison étaient attribués 1 500,00 € à l’International Women’s Club Provence. Cette question ne reçut aucune réponse ce qui entraîna l’abstention, lors du vote, du groupe qui l’avait formulée.
D’autre part, M. Formé s’imagina de citer un exemple concernant la subvention de 3 500,00 € accordée elle à la « Boule de la Noix » ce qui mit le feu aux poudres, comme si l’on avait alors touché là un sujet très délicat, une sorte de crime de lèse majesté ainsi ressenti par un représentant de cette association ! Nous ferons grâce à nos lecteurs des qualificatifs les plus divers et les moins acceptables qui volèrent au sein de cette assemblée. Le Maire, n’omettant pas d’y rajouter une touche très personnelle, allait même jusqu’à reprocher à ce professeur agrégé le « peu » d’heures de travail fournies dans son emploi !!! Excédé, M. Formé préféra alors quitter le Conseil Municipal. On se demande bien comment les conseillers municipaux enseignants eux-mêmes ou ceux dont l’époux/se le sont peuvent accepter sans broncher de telles remarques aussi peu qualifiées… À la réflexion, que peut-on attendre d’un groupe qui, à l’égard d’un Adjoint, a décidé il y a peu de prendre une sanction très personnelle à main levée au lieu de la laisser à la confidentialité d’un isoloir ? Connaissent-ils tous la définition du mot probité ? Nous ne pouvons qu’en douter !

La suite de cette soirée comme à l’accoutumée, décevante, voyait traiter deux sujets qui se révélaient, contre toute attente, clivants.
Lors de la discussion concernant le « Service public de distribution d’eau potable » tout d’abord, M. Meyer écornait le beau tableau fait par le Maire sur le sujet, en révélant que près de 50 % de l’eau pompée ou achetée se perdait dans la nature et se demandait donc pour quelle raison, avec un tel budget excédentaire depuis des années, on ne se décidait pas à financer les travaux indispensables pour corriger cela.

Au point 14 et 15 de l’ordre du jour, se trouvaient la réfection programmée de la Fontaine de la Noix et du Beffroi. L’opposition par la voix de M. Meyer, peut-être trop candide, voulut connaître la teneur des travaux envisagés. Devant l’impertinence de cette question (!!!???), le premier édile perdait toute mesure, allant même jusqu’à employer un qualificatif particulièrement blessant à l’encontre de l’outrecuidant. Ce dernier fit remarquer au Maire que lui même ne manquait jamais de politesse et de mesure à son égard s’attendant vraisemblablement à une quelconque excuse de sa part, mais ??? Vous avez dit « grandeur » !!!

Constat navrant, et sans doute cause de cette « explosion », personne ne fut capable de donner les détails réclamés. Lorsque l’on connaît l’importance des sommes à engager (514 822 €) on ne peut que douter de la capacité des élus du groupe majoritaire, premier magistrat en tête, à gérer convenablement les finances de notre bonne ville.
La soirée s’achevait ainsi, la majorité congratulant le Maire pour une remarquable performance sans doute et l’opposition ne pouvant que ressentir une certaine amertume en constatant, une fois de plus, l’inutilité du travail accompli au nom de près de 50 % de la population lorguaise car, quel que soit le sujet, toutes les questions posées ne reçoivent que des réponses au mieux que fragmentaires.

Conseil municipal 1er mars 2019…

VAE VICTIS…

Il est toujours difficile de rendre compte d‘un Conseil Municipal au cours duquel, en dehors du travail normal auquel se prête l’ensemble des Conseillers, un coup de théâtre survient. (La suite fera l’objet de notre prochaine communication)

Nous voulons parler bien sûr du départ d’une des principales chevilles ouvrières de l’ère Alemagna et en l’occurrence de M. Khatchikian, Adjoint aux travaux de la première heure. Certains se souviennent sans doute que, lors de son précédent mandat, une bonne partie d’élus de sa majorité avaient décidé, pour de nombreuses raisons, de ne plus suivre M. Alemagna. M. Perrin, son Adjoint d’alors à la Sécurité avait pris la tête de la contestation et lui avait rendu toutes ses délégations mais entendait bien rester au Conseil Municipal en tant qu’Adjoint pour lui apporter la contradiction à chaque fois qu’il le jugerait nécessaire.
Tentant de lui retirer son poste d’Adjoint mais désavoué lors du vote par bulletin secret, l’édile avait alors dû, à son grand dam, composer jusqu’à la fin de son mandat avec une opposition renforcée.

Ce soir du 1er mars 2019, n’ayant sans doute qu’une confiance très relative dans la solidité de SA majorité et voulant à tout prix éviter le renouvellement de pareille mésaventure, on imagine que le Maire a très vraisemblablement donné la consigne impérative à celle-ci de n’accepter qu’un vote à main levée.
Lors de la prise de décisions aussi graves à l’encontre d’une personne on s’attend bien évidemment à ce que cela se fasse hors de toute pression possible et donc dans le secret de l’isoloir. Hélas le courage n’est pas la vertu cardinale de cette majorité. Tout d’abord, le Premier Magistrat s’est bien gardé de signifier lui-même son retrait de délégation à un Adjoint, déléguant pour ce faire un fonctionnaire. Ensuite, nul n’a marqué, ne serait-ce que par son abstention, sa désapprobation devant telle façon de procéder à un vote et enfin, l’absence de certains ce soir là ne relève-t-elle pas du même manque de courage ? On est en droit de se poser la question.
L’amertume devant un spectacle aussi affligeant nous interpelle. Telle façon d’agir ne révèle-t-elle pas aussi un certain manque d’honnêteté intellectuelle, voire d’un manque évident de grandeur ?

Le sort de M. Khatchikian était donc scellé et il ne lui restait plus qu’à en tirer toutes les conséquences en quittant la table où il avait siégé de si nombreuses fois, abandonnant ainsi ses camarades à leur triste sort.

L’histoire nous dit que la « Roche Tarpéienne est près du Capitole ». M. Khatchikian en a fait l’expérience et la rancœur qu’il a exprimé dans les quelques lignes que le quotidien local a bien voulu lui accorder est un appel à ses amis qui, toute honte bue, ont accepté de participer à ce qu’il ne peut que considérer comme une mascarade.

lorguesnet.fr

Dracénie…

 

Pour des raisons qui lui sont propres, Mr.Alemagna aurait souhaité que le nom du fleuve Argens figure dans la nouvelle appellation de l’agglo, et de plus, pensé que la décision en revienne à la prochaine assemblée qui sera élue.
L’appellation retenue « Dracenie, Provence, Verdon » parait découler des réponses émises lors d’une enquête effectuée concernant le changement de nom de l’agglo.
Dans cette enquête, les noms Provence, Verdon, Dracénie et Côte d’Azur étaient les plus mentionnés : (33% «Dracénie Provence Verdon», 23% «Dracénie Provence», 8% «Dracénie Verdon», 6% «Dracénie Var»), il ne semble pas que l’Argens y figurait.
A la question finale : que proposez-vous comme nom pour votre territoire? la réponse : «Dracénie, Provence et Verdon» était majoritairement formulée.
Et comme en démocratie il faut savoir accepter un choix majoritaire  !…

…Le Conseil d’agglomération,après en avoir délibéré, par 55voix pour,1 abstention(s) :Claude ALEMAGNA, 4contre :Jutta AUGUIN, Francine FIORINI, André MENET, Jacques MICHEL décide d’adopter cette délibération.(séance du 20 décembre 2018)

 

Conseil municipal et polémiques…

Lors du dernier Conseil Municipal, le retrait de délégation de Mr. Gérard Khatchikian et la nouvelle appellation de la CAD ont donné lieu à des joutes verbales dans lesquelles l’édile a voulu s’ériger en donneur de leçon et affirmer sa position.
Par des réparties polémiques, il a donné une opinion contraire de ce que devrait être la tenue d’une assemblée plénière sereine.
Nous ne saurions donc trop lui recommander de mettre en application ce qu’il a lui-même écrit : » Un élu responsable doit faire preuve d’un grand discernement, se situer au dessus des querelles et des polémiques, il doit retenir le plus important : l’action publique et l’intérêt général. »

Conseil municipal du 1er mars 2019

En préambule de ce C.M., l’édile estime que la qualification d’adjoint au maire est la résultante d’exigence de trois réunions: le travail,l’honnêteté, et la loyauté.
Il déclare donc avoir retiré la délégation de Mr Gérard Khatchikian estimant que ce dernier a trahi la majorité municipale…..

Pour mémoire Mr.Gérard  Khatchikian était Maire-adjoint depuis Mars 2008.

à suivre.

Une fin d’année prélude à une fin de règne?

C‘est bien volontiers que nous sacrifions à la tradition et souhaitons à tous nos lecteurs une excellente nouvelle année, que cela soit sur le plan de la santé, familial ou professionnel.

Celle qui s‘achève dans notre bonne ville de Lorgues n‘a hélas pas eu l‘éclat que l‘on attend depuis trop longtemps. Ci-après un point des principaux évènements qui ont marqué le mois de décembre.

Nous commencerons par un Conseil Municipal (CM) – 18/12/2018 – bien terne. En préambule nous nous devons de souligner combien la sonorisation en était déficiente et que, contrairement à un passé récent, l’on se contente aujourd’hui de projeter le nom des points à traiter sans autre explication ou tableau. La préparation de ce qui devrait être le point fort de la démocratie est pour le moins bâclé, ce qui est peu digne d’un Maire, vice-Président de la CAD et Conseiller Régional…

Après nous avoir présenté le bilan de la C.A.D. pour l’année 2017 (!!!), notre Premier Magistrat eut bien du mal à trouver de quelle réalisation avait bien pu bénéficier Lorgues de la part de cet organisme communautaire… En désespoir de cause il a cité la déchèterie alors que celle-ci a été réalisée en 2018 !!! En comparaison des stades et autres centres nautiques que l’on a vu sortir de terre dans des communes qui sont parfois très loin d’avoir la taille de la nôtre, cela pose question. Le fait que le quotidien local n’aborde pas ce sujet dans son compte-rendu doit-il être considéré comme révélateur de ce qu’il vaut mieux ignorer plutôt que de n’en pouvoir souligner que la vacuité ?

Ainsi que nous l’avons souvent rapporté, le Budget Supplémentaire (BS) de la Commune n’a un intérêt que s’il permet de corriger pour le dernier trimestre des dépenses non prévues voire surestimées ou sous-estimées. Le présenter un 18 décembre n’a aucun sens et autant s’en passer puisque rien ne l’impose. Cette municipalité n’évoluera donc jamais ainsi que nous le prouve aussi l’éclairage des fêtes qui, bien qu’ayant démarré par l’installation de boules lumineuses très esthétiques s’est arrêté là, aussi indigent que l’année précédente.
Le seul point du CM qui aurait mérité un éclairage (!!!) particulier, lui, et que l’opposition s’est empressée de réclamer, c’est un budget du CCAS augmenté de façon très significative. Notre Premier Magistrat s’est alors lancé dans une explication très pertinente du style « cette augmentation n’est pas budgétisée », explication aussitôt contredite par M. Meyer qui en citait alors la ligne d’imputation au BS. Rien n’y fit, très satisfait ainsi que sa majorité sans doute pour avoir une fois de plus esquivé une question à laquelle tout responsable politique méritant ce nom aurait apporté une réponse claire, le Maire déclarait quelques points plus tard la séance terminée et chacun était alors renvoyé vers des sujets autrement plus importants telles les fêtes de fin d’année…

Autre évènement très médiatisé celui-ci, la réouverture de notre Collégiale après sept ans de fermeture. La présence de Monseigneur Dominique Rey, Évêque de Fréjus-Toulon ne changeait hélas rien au fait évident que les travaux de rénovation de ce bel édifice étaient très loin d’être achevés. Dévoiler en grande pompe une plaque apposée sur la façade du Monument n’y pouvait rien changer.
Voici une brève liste, vraisemblablement non exhaustive, des « pierres d’achoppement » qui concernent l’étendue de la tâche restant à accomplir :
-Tableaux et boiseries du chœur dont l’état est consternant n’ont pas été touchés.
-La rénovation des différents autels n’a pas été faite
-Le chauffage n’existe pas
-La sonorisation est déficiente
-Les bancs installés dont la teinte jure avec les magnifiques boiseries en chêne de Russie de la Chaire n’ont en aucune façon été traités
-La Sacristie est restée dans un état déplorable
Si l’on rajoute à cela que les escaliers d’accès au clocher et à l’orgue n’ont pas été non plus remis en état et que l’orgue elle-même a subi des dégâts très importants lors des travaux de rénovation de la nef, le bilan de cette municipalité ne peut, en la matière, qu’être qualifié de misérable. Ne manquant pas d’humour, ou est-ce de la dérision, notre cher Maire prévoit l’achèvement de tous ces travaux pour 2020 !!!
Qu’a-t-il fait depuis sept ans ? On est en droit de se le demander, d’autant plus que les diverses subventions obtenues n’ont laissé à la Commune qu’une somme ridicule à assumer car très étalée dans le temps.
Révélateur de la précipitation dans laquelle cette « inauguration » a été faite, les diverses associations participantes se sont vues imposer pour leur concert respectif une date qui était si proche qu’elle ne leur permettait en aucune manière de s’y préparer correctement.
Révélateur aussi des tensions qui règnent dans sa majorité, l’absence remarquée de certains de ses Adjoints les plus importants lors des différentes manifestations de cette fin d’année…

Ainsi en va-t-il sous le règne d’Alemagna. En dix ans, ses grands travaux n’ont concerné que les structures de la nef de la Collégiale, mais ils ont été conduits par d’autres. Tout ce qu’il aurait pu, en la matière, prévoir et planifier a été négligé et reste à l’état de projet pour le futur. On comprend que notre cher Maire n’ait jamais voulu se lancer dans le moindre projet important et structurant, il aurait été bien incapable de le concevoir et encore moins de le réaliser. Gageons cependant que l’édile lors de ses vœux traditionnels à la population lorguaise tentera de tirer ne serait-ce qu’une certaine gloriole, de la tâche accomplie en en décrivant le « gigantisme ».

Constatons simplement son incapacité à nous prouver une seule fois que nous nous trompons à son sujet. Décidément, en dehors de son manque de politesse voire de savoir-vivre à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme lui, sa seule manière d’exister est soit l’agressivité dont il sait faire preuve lorsqu’il est incapable de répondre à une question, ou encore le fait d’affabuler comme lorsqu’il prétend que Lorgues à un endettement égal à zéro alors qu’il doit rembourser un prêt de plus de deux millions d’Euro qui concerne la nouvelle station d’épuration.

D’autres auraient sans aucun doute fait bien mieux mais, en ce début d’année, voyons sous les meilleurs auspices le futur de notre bonne ville car le voile qui cachait tous les défauts de sa cuirasse est aujourd’hui en lambeaux, le « roi » est nu…