Conseil Municipal du 19juillet 2018

Avant de parler d’un étrange Conseil Municipal tenu on ne sait trop pour quelle raison à peine trois semaines après le précédent, touchons un mot d’une inauguration encore plus étrange.

Le 18 juin a été dévoilée une plaque commémorative en l’honneur de Roger Pieplu, ancien résistant et boulanger bien connu des vieux Lorguais. Relation de cette cérémonie a été faite par le journal local le 19 juin.

Ce qui nous surprend au plus haut point, c’est qu’après plusieurs années au cours desquelles on a sans cesse repoussé la date de cette manifestation pour des raisons d’organisation qui prouvent simplement qu’il n’y en a aucune au sein des dirigeants de notre Commune, on a trouvé le moyen d’y procéder en l’absence de la propre fille de M. Pieplu. Nous voulons parler de Mme Marguerite Pellissier ainsi d’ailleurs que des petits ou arrières petits enfants de ce résistant dont beaucoup vivent à Lorgues. Rien d’étonnant à leur absence d’ailleurs puisque notre vaillant édile n’a pas jugé utile d’envoyer quelconque invitation à cette famille qui, interrogée sur le sujet, ce serait fait une joie d’y participer. Le fait d’en avoir fixé la date sans avoir jamais pris directement contact avec les intéressés n’a bien sûr pas facilité les choses.
Ainsi que nous le soulignons toujours, « PARAÎTRE », ici sur une belle photo dans le journal, est un art beaucoup plus simple d’exécution « QU’ÊTRE » qui demande un minimum de préparation et une exécution sans faille.

Tout autre commentaire sur le sujet serait plus que superflu et passons maintenant à un CM réduit à peu de chose si ce n’est à l’évocation de l’aménagement futur du stade Turchi laissé aux herbes folles depuis de trop nombreux mois, voire années !… Le coût de cette réalisation, estimé à 2 848 185,80€ comporterait une subvention du Conseil Régional de 374 940,00€ le solde restant à la charge de la commune (auto financement) serait donc de 2 473 245,80 € … À en croire l’édile, les travaux devraient commencer début 2019…Nous pouvons donc utilement nous poser la question de savoir si ce calendrier qui permettra une inauguration proche de la prochaine élection municipale est vraiment le fruit du plus pur des hasards ?

Le second sujet autorisant l’adhésion de deux communes au SIMILIEC étant vite voté , le troisième thème abordé dans l’ordre du jour concernait le remplacement des agents absents, en indisponibilité, par des contractuels. Le maire n’ayant évidemment pas pu répondre à la question de M. Meyer demandant le nombre d’agents concernés, son Directeur Général des Services s’en chargeait, citait alors le chiffre de cinq agents absents actuellement… Ce sujet nous a valu une discussion quelque peu absconse pour les non avertis, mélangeant différents statuts de fonctionnaires. Le maire adjoint à la culture allait jusqu’à expliquer que, chargé du recrutement dans son ancienne administration, il avait constaté qu’après embauche certains ne faisaient plus guère preuve de la moindre conscience professionnelle et que rien ne permettait alors de les sanctionner… En réponse, M. Meyer expliquait que les promotions des agents relèvent de la décision du maire sous-entendant par là que ne pas attribuer d’avancement automatique serait peut-être une excellente façon pour séparer le bon grain de l’ivraie !!!

Une autorisation donnée au maire de vendre une parcelle de 25m2 pour la somme estimée de 25€ par les domaines précéda une liste de travaux ordonnés par le maire concernant principalement l’entretien de la salle François Mitterrand. Ceci clôturait ce CM vite expédié pour cause de départ en vacances. L’envoi des convocations au CM se faisant toujours dans des délais extrêmement courts, c’est à dire dans le délai légal, certains Conseillers Municipaux trouveront donc les sujets traités en ouvrant leur boîte aux lettres !!!

 

Actions en justice…

Après de nombreux mois parfois agités, on pouvait penser que le P.L.U. était une affaire classé pour notre commune, et le comparer à la surface sans ride d’un petit lac de montagne. Il a été porté à notre connaissance que le calme du lac P.L.U. vient d’être troublée par une requête introductive d’instance formulée auprès du Tribunal Administratif. Cette requête vise à demander la censure par ce même Tribunal, nous citons :

« la délibération par laquelle le Conseil municipal de la commune de LORGUES a décidé d’approuver la révision du Plan d’occupation des sols valant approbation du Plan local d’urbanisme lors de la séance du 12 juillet 2017 en raison des vices de légalité externe et de légalité interne dont cette délibération est entachée. »

Nous ne pouvons évidemment pas préjuger de la décision de ce tribunal, mais nous pouvons cependant émettre l’idée que si certains reproches sont fondés, notre Maire doit vivre actuellement des moments pour le moins difficiles.
Dans la requête au tribunal ci-dessus, et plus particulièrement dans les observations complémentaires, un autre point est entre autres soulevé, le voici :

« En application des articles L. 2132-1 et L. 2132-2 du même code, il convient que le conseil municipal adopte une délibération habilitant le Maire à représenter la commune en justice.
Aussi conviendra-t-il que le Maire produise cette délibération et qu’il démontre être titulaire d’une habilitation suffisamment précise et régulièrement publiée. »

Le requérant estime donc que le Maire n’a pas habilitation, en ce cas précis, pour représenter la Commune.

Ce qui pourrait là encore être aussi très gênant pour le Maire est que celui-ci, pour toutes les décisions prises par lui en vertu de l’article L.2122-22 qui traite de son habilitation à ester en justice au nom de la Commune, « doit, en outre, en rendre compte à chacune des réunions obligatoires du conseil municipal (article L.2122-23 du code général des collectivités territoriales) ».

Ceux qui suivent attentivement les séances du Conseil Municipal à Lorgues savent bien qu’il n’en est rien et que l’on se garde bien d’en traiter convenablement lors de la communication des décisions prises par le Maire depuis la séance précédente de ce même Conseil Municipal.

Encore une fois nous ne pouvons en aucune façon préjuger du résultat de cette action menée en justice mais nous conclurons, comme nous avons commencé, par une remarque hydrique en disant que la « vido vidanto dóu conse » à Lorgues est loin d’être, pour notre édile, comparable à celle « d’un long fleuve tranquille ».

Lorgues Maintenant, autrement…

Après le Canard lorguais, le site Lorgues Maintenant descendant de Lorgues Autrement créé en 2008 par Claude Alemagna est en mode silence depuis plus d’un an. Ce site qui s’est souvent illustré par la publication de commentaires irrespectueux envers ceux qui n’étaient pas dans le bon sillage de l’édile, serait-il à l’agonie par la volonté délibérée de son créateur, ou pire par l’absence de serviteurs ?

Mémorial Day…

Une photo du journal local qui tendrait à prouver hélas que le cérémonial n’est pas toujours la force d’un élu.
Parmi les invités d’honneur présents qui fixent la même chose et saluent, le Conseiller Général qui contrairement à beaucoup d’autres Maires n’a pas jugé bon de faire déposer une gerbe au nom de notre Commune, regarde ailleurs.

Lorgues Info/Vivre à Lorgues…Remarques diverses….

Après la parution de l’édition de Printemps du bulletin d’information municipal, il nous paraît très indiqué de donner ici une version des faits qui s’écartera quelque peu de celle de notre Maire. À lire les éditoriaux rédigés par la plume de ce dernier on croirait revivre la propagande versus grande époque de l’ORTF ! Ci-après, quelques exemples où l’on pourra constater qu’il y a loin de la version romancée qui nous est délivrée, à la réalité des faits.

Tout d’abord, l’édito du Maire de Lorgues qui ouvre ce bulletin. Donc, nous dit-on, les projets et travaux menés en dix ans l’ont été grâce à nos fonds propres et aux subventions de différents niveaux, qu’ils soient d’origine départementale voire nationale et, qui plus est, sans recours à l’emprunt. Précisons tout d’abord que de tous les projets structurants prévus dès le premier mandat aucun n’a vu le jour. Prétendre ensuite que la Commune n’a plus d’emprunt n’est qu’un procédé plus que limite quant à la véracité. Lors de la présentation qui a été faite du budget 2018 du Service public d’assainissement au cours du dernier Conseil Municipal, on trouve en effet :

Dépenses d’investissement – Page 8:
Chapitre16 : Remboursement d’emprunts …190 200,00 Euros
Un peu plus loin,page 18, Etat de la Dette :
Ligne 164-Emprunts auprès d’établissement de crédit (trois), total : 3 500 000,00 €
Trois emprunts ont donc bien été contractés. L’un a encore une durée résiduelle de près de quinze ans, pour les deux autres d’à peu près dix ans.

Espérons que tous ceux qui s’extasient devant l’affirmation, et nous citons là un extrait de l’édito du Maire, « Depuis le 1er janvier 2018, la dette est nulle, nous ne remboursons plus d’emprunt. », sont bien conscients du ridicule de ces affirmations. Quant à l’extrait suivant du même auteur : « Pour une commune de même strate (10 000 habitants) l’encours de dette moyenne est de 842€ par habitant, à Lorgues il est de 0 € ». Notre Premier Magistrat s’obstinant dans cette vision fausse de la réalité, et seuls les habitants raccordés au service public d’assainissement participants au remboursement de ces emprunts dont le capital restant dû est de 2 602 892,97 €, un rapide calcul nous permet de dire que, pour eux, la dette moyenne par foyer s’élève à environ 1131,00 € ! Les faits sont hélas têtus pour notre cher élu puisqu’il contredit dans ses écrits « publicitaires » ce qu’il a fait voter deux semaines auparavant !!!

Rassurons nos lecteurs, la présente et salutaire opération de démystification n’est pas terminée et nous la reprendrons dans notre prochaine publication…

Conseil Municipal du 13 avril 2018

Deux points méritent d’être soulignés pour cette séance habituelle d’un Conseil Municipal qui, de plus en plus, semble s’éloigner du mot qui devrait la définir,« CONSEIL » !

Tout d’abord, le C-R de la presse locale qui reste hélas à la hauteur des précédents, du style « tout va très bien Madame la Marquise ». On ne souligne aucune des contradictions soulevées par l’opposition, on se contente de saluer les réalisations ou projets. On pourrait peut-être favoriser la réflexion, voire une antithèse en citant une autre façon de voir les choses. Non, il est évidemment beaucoup plus confortable de rester « voix de son maître » plutôt que de jouer le rôle « information » que l’on est en droit d’attendre. Un exemple donc qui nous amène à parler d’un dérapage inacceptable du Maire, lui aussi passé sous silence.

En cours de soirée, le Maire à court d’arguments car poussé dans ses retranchements par M. Meyer (opposition) et ses remarques toujours aussi pertinentes, s’est emporté. Perdant toute mesure, il est même allé jusqu’à traiter son opposant de « ravi de la crèche ». Lui rétorquer alors en employant à son égard le terme de « simplet » aurait sans doute permis une réponse à la hauteur de son dérapage, mais M. Meyer, lui, n’est pas rentré dans ce petit jeu.
On se doit de rajouter à ce portrait de notre premier magistrat qu’un peu plus tard dans la soirée il refusera de permettre l’élection, à un poste de suppléant, d’un représentant de l’opposition à un syndicat regroupant les collectivités. Il justifie cela par le prétexte enfantin que la dite opposition n’a pas voté ainsi qu’il l’aurait souhaité le budget primitif de la Commune !!!

Toute cette soirée ainsi émaillée de remarques acerbes de notre élu qui supporte de plus en plus mal la contradiction, a vu se traiter les différents budgets. Rien de sensationnel la Commune n’a, d’après le Maire, aucune dette et ce bien qu’elle rembourse un emprunt de plus de deux millions pour couvrir les frais de la nouvelle station d’épuration !!! Le ridicule de cette assertion va de pair avec les bassins (incubateurs de moustiques) laissés en déshérence depuis l’abandon de l’ancienne station…

À la fin de la soirée, faisons le bilan des grands travaux dont la ville a un besoin plus qu’urgent. On trouve une réalisation mirifique au stade Turchi, une extension de l’école Trussy ou l’agrandissement de la cantine scolaire, on ne sait pas très bien, et un projet de parking sur le seul poumon vert de notre cité, les jardins situés au bas et à l’est de l’Avenue Allongue !
Pour compléter le tableau de l’effondrement d’une façade qui se lézarde de plus en plus, on lance des demandes de subventions au profit de la Collégiale pour des réfections qu’en sept ans, celle-ci est fermée depuis le 06/11/2011, on n’a pas été capable de prévoir. Ces travaux auront donc lieu après une réouverture qui, elle, n’est toujours pas fixée.

Cette soirée s’achèvera sur les satisfecit d’un Maire qui devrait parfois se demander si sa gouvernance supporterait d’être étudiée à l’aune de la démocratie et d’un journaliste qui aurait pu se contenter de faire son récit des évènements en retranscrivant fidèlement l’interprétation que lui aurait communiquée par Email la municipalité Alemagna !!!

Conseil municipal…

Comme le sportif a besoin de faire monter son taux d’adrénaline pour atteindre son objectif, notre édile doit peut-être penser nécessaire de faire monter la pression (artérielle…) en se confrontant verbalement à un élu d’opposition et croire ainsi asseoir son autorité.

Face à l’absence de Mr Formé, en reprenant son thème favori « Vous ne comprenez jamais rien » le Maire a sans doute voulu donner un cours magistral en matière de budget à Mr Meyer, ce qui nous a permis d’assister une fois de plus à une joute guignolesque..

A suivre dans notre prochain compte rendu….